dimanche 3 février 2013

Les ravioles, j'en raffole !

Pour ceux qui me connaissent sur Facebook, vous avez du voir que l'on nous avait offert une machine à pâtes à Noël dernier. Depuis, nous expérimentons la confection de pâtes fraiches, tagliatelles, spaghettis, et lasagnes. Aujourd'hui, la recette essayée : les ravioles.

La différence entre raviolis et ravioles ? Il semblerait que les raviolis soient réalisés à base de semoule de blé alors que les ravioles seraient composées de farine de blé.

Commençons par la garniture. On peut y mettre absolument tout ce que l'on veut : viande, poisson, fromage ou légumes. 
Moi, j'ai exploré mon frigo, et j'y ai trouvé des poireaux, de la viande hachée et du fromage aux fines herbes.


1- Lavez, coupez en morceaux et faîtes revenir les poireaux.

© les bavardages de Juliette

2- Ajoutez du gingembre frais, de l'ail haché et de la viande. Salez et poivrez.
On peut ajouter toutes sortes d'épices : cumin, herbes de Provence, etc...selon notre goût !

© les bavardages de Juliette
 
3- Pour la pâte, rien de plus facile ! Comptez 100g de farine et 1 oeuf pour 1 personne. Ajoutez un peu d'eau si besoin pour former une boule.

4- Ensuite, c'est un super jeu : Passez le pâton dans le laminoir. Le vocabulaire vous fait peur ? mais non, c'est très facile, il suffit de passer la boule de pâte dans la machine plusieurs fois, jusqu'à ce qu'elle soit très fine! 

© les bavardages de Juliette

5- Placez la farce sur les bandes de pâte et fermer la raviole avec de l'eau. 

© les bavardages de Juliette

© les bavardages de Juliette

6- Pour finir, laissez sécher les ravioles 1/2h et faîtes les cuire dans de l'eau bouillante pendant quelques minutes avec du gros sel.

© les bavardages de Juliette

© les bavardages de Juliette
et quand il reste de la pate, on peut en faire des tagliatelles...miam !

© les bavardages de Juliette
 
7- Pensez à assaisonner vos ravioles avec du sel et du poivre, de la sauce tomate, du fromage blanc ou de la crème.

© les bavardages de Juliette


Effet garanti...Bon appétit !




en bonus, un petit lien vers le pliage des ravioles en vidéo...très efficace! 

 

vendredi 1 février 2013

"Le murmure de l'Ogre", dans la tête d'un tueur en série...

Je viens d'achever un très bon polar que je vous recommande chaudement "le murmure de l'Ogre", de Valentin Musso.
Musso...Musso...vous avez dit Musso ? Pour ceux qui seraient allergiques à la prose de Guillaume Musso (auteur de bon nombre de best sellers très prisés mais un peu dénigrés par la critique littéraire tels que "Et après", "Seras-tu là"...) sachez qu'il s'agit ici du frère de...

MUSSO Valentin, "Le murmure de l'Ogre", 
Seuil, 2012.


L'histoire :
L'intrigue se déroule à Nice, dans les années 1920. L'inspecteur Louis Forestier fait appel à son ami Frédéric Berthellon, spécialiste en psychiatrie à Paris. Les deux hommes doivent arrêter un tueur en série nommé "l'Ogre" qui s'attaque aux prostituées et aux jeunes enfants...bientôt, ils découvriront que le tueur obéit à d'étranges rituels et symboles en rapport avec la mythologie des Enfers. Une course poursuite s'engage alors entre la police et le psychopathe, sur un chemin mystérieux semé de cadavres...


L'auteur :
Valentin Musso signe son troisième roman. Son premier roman "la ronde des innocents" a été salué par la critique en 2010 et a raflé plusieurs prix littéraires. "Les cendres froides", son deuxième opus a pris le même chemin en 2011. Depuis, l'agrégé de Lettres continue d'enseigner la littérature et les langues anciennes dans les Alpes-Martimes, où il réside.
La littérature est une histoire de famille puisqu'il est le frère de Guillaume Musso, déjà à la tête de 9 romans à succès.
 
 Valentin MUSSO, né en 1977.


Mes impressions :
Ce roman m'a été recommandé par ma collègue spécialiste en polars (vous pouvez jeter un coup d'oeil à son site Jazz & Crimes).

La première partie m'a semblé un peu longue : L'auteur prend son temps pour situer son action, présenter ses personnages et le contexte dans lequel ils évoluent...jusqu'ici c'est normal !
Pourtant, dès la troisième page, Valentin Musso part sur les chapeaux de roues en décrivant un crime sordide : un enfant retrouvé dans une citerne remplie d'eau croupie. Il faut avoir les reins solides tant la description est désarçonnante !

La seconde partie est bien plus palpitante. On entre de plein pied dans la tête du tueur : son enfance, ses pensées et ses premières expériences. Un profil psychologique complexe se dessine. C'est principalement ce qui m'a plu dans ce roman policier : Valentin Musso s'appuye sur le personnage du médecin spécialiste des maladies mentales pour étayer son propos. La pathologie est détaillée, analysée au microscope. Visiblement, l'auteur s'est très bien documenté sur le sujet avant d'écrire son roman.
L'intrigue se passe dans le Vieux Nice de 1922. Là encore, le roman est émaillé d'une multitude de détails sur les quartiers de l'époque, les moeurs de ses habitants ainsi que sur le fonctionnement interne de la Police. Louis Forestier, son enquêteur principal fait partie des brigades mobiles ("les mobilards") créées par Clémenceau après la première guerre mondiale.
Enfin, l'enquête est relancée avec le kidnapping d'un jeune garçon faisant partie de la haute société de Nîmes. Valentin Musso décrit avec précision les villas et les familles richissimes venant se distraire sur la côte.

La troisième partie résout enfin le mystère de l'Ogre. Le suspense est intense et nous prend à la gorge jusqu'au dénouement. Le face à face entre la Police et le tueur est jouissif tant l'énigme est solidement ficelée.

Cela me donne envie de découvrir les deux premiers romans de Valentin Musso. Une belle surprise que ce "murmure de l'Ogre" !


Bonne lecture !