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vendredi 7 novembre 2014

Label des Spectateurs UGC : "La famille Bélier"

Je vous avais déjà parlé du "Label des Spectateurs UGC" dans un précédent article. Le principe est de participer en avant-première à une séance de cinéma commune dans tous les UGC de France, en ne sachant pas ce que l'on va voir. On note le film et s'il obtient l'assentiment des spectateurs, il sera mis en avant et bénéficiera d'une plus grande publicité.

Cette fois, mon cinéma me propose de noter un film d'Eric Lartigau "La famille Bélier"...sortie prévue le 17 décembre 2014.


http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=214860.html


L'histoire:
Paula est née entendante dans une famille de sourds. Elle est la béquille indispensable de ses parents agriculteurs et endosse un rôle pilier dans cette famille singulière. 
Pourtant, Paula rêve d'un autre avenir et se découvre un talent de chanteuse. Pourra t'elle enfin vivre sa propre vie?


Mes impressions:
Il est bien rare que je n'aime pas un film, et je risque de ne pas être tendre avec celui-ci! 

L'idée de départ était plutôt bonne : une jeune fille entendante dans une famille de sourds veut faire de la musique. Quel plus grand défi de faire comprendre la musique à des gens qui ne l'entendent pas! 

Commençons par les (quelques) points positifs, notamment la performance des trois acteurs principaux Karin Viard (notre normande nationale!),
François Damiens et Eric Elmosnino. Ils sauvent clairement le film avec leur interprétation très juste et souvent drôle. Ils ont appris la langue des signes et rendent les scènes de la vie quotidienne crédibles. J'apporte une mention spéciale à Karin Viard, actrice souvent très attachée à son image, qui n'hésite pas cependant à s'enlaidir avec des grimaces d'usage. Eric Elmosnino, en professeur de chant cynique, amène quant à lui une touche d'humour salutaire dans un scénario franchement pauvre...

Le gros point négatif concernant le casting repose sur l'actrice principale (c'est quand même bien dommage!) qui est de tous les plans : il s'agit de
Louane Emera, révélée par l'émission "The Voice" en 2013. Malheureusement inexpérimentée, elle ne m'a pas convaincue du tout. Son jeu est plat, sans relief et sans grand intérêt. Elle a certes une jolie voix pour coller au rôle mais sans être extraordinaire non plus! Je suppose qu'elle a été mal dirigée, on se croirait davantage dans un téléfilm gentillet commandé par TF1!


http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=214860.html
Karin Viard et François Damiens, les parents d'un enfant sourd et d'une ado entendante  / cop. allocine.fr

Le scénario est une succession de clichés, passés les uns après les autres avec de grosses ficelles attendues. On ne s'ennuie pas vraiment mais il n'y a pas de surprise. Je suppose que le film plaira - d'ailleurs j'ai entendu beaucoup de retours positifs dans la salle - à ceux qui aiment les jolies histoires un peu franchouillardes. Moi, ce n'est pas ce que j'aime au cinéma! Le résultat donne l'impression d'un produit convenu, plutôt commercial, raboté et un peu bâclé pour plaire au plus grand nombre.

Le traitement du handicap semble tenir plus du prétexte que d'une réelle envie de creuser un sujet fort. Certes, des scènes sont entièrement signées (avec sous-titrage) mais pourquoi ne pas être allé au bout du procédé en sous-titrant également les scènes dites "normales", pour faciliter l'accès au cinéma des malentendants?! Les personnages sont un peu caricaturaux et édulcorés avec un traditionnel happy end assez peu convaincant...

Pour conclure, ce ne sera pas un coup de coeur pour moi, mais c'est un film qui se laisse regarder facilement...Vous pourrez tout de même vous laisser attendrir si vous avez aimé des films comme "les Choristes", "Meilleur espoir féminin" ou "Rien à déclarer" dernièrement. Moi je dois avoir un coeur de pierre :-)


 
 La bande annonce



Bonne séance!

mardi 24 septembre 2013

En avant-première : "9 mois ferme", retour gagnant de Dupontel


Je reviens avec de nouvelles critiques ciné, pas toujours hyper récentes mais je vais essayer de remonter le temps avec ce que j'ai vu cet été. Un peu de nouveauté tout de même avec un film vu en avant-première, grâce à un nouveau label UGC. Si vous ne connaissez pas le principe du film découvert à l'aveugle, j'en donne une petite explication ici.

Le film du jour se nomme "9 mois ferme", de et avec le déjanté Albert Dupontel. Il sortira le 16 octobre prochain.
 



L'affiche et le générique font penser à l'ambiance de "Catch me if you can". Non?!

L'histoire :
Ariane Felder (Sandrine Kiberlain) est une magistrate brillante et carriériste. La désinvolture et l'à peu près n'ont pas de place dans sa vie bien cadrée. Pourtant tout bascule un soir de Jour de l'An un peu trop arrosé...6 mois plus tard, Ariane l'éternelle célibataire est enceinte, mais qui est le père ?!

Mes impressions :
Très honnêtement, cela faisait bien longtemps que je n'avais pas autant ri à une séance ciné!
Le pitch de départ semblait plutôt attendu, ou du moins déjà vu. Et après avoir vu Albert Dupontel au générique, je ne savais pas à quoi m'attendre. C'est un acteur que je suis depuis des années mais je trouve sa filmographie très inégale. Il y a du très bon (Bernie, Le Vilain, La Proie) et du franchement moyen (Enfermés dehors, Le Bruit des glaçons) selon moi! Je ne suis pas spécialement fan de Sandrine Kiberlain non plus donc j'étais plutôt sceptique à la vue du générique et des premières minutes dans le noir.

Mais il ne faut pas attendre longtemps pour que les dialogues désopilants et les comiques de situation farfelus n'apparaissent. C'est là la grande prouesse de Dupontel. Ce type est vraiment très drôle, et je repense avec plaisir à tous les sketches qui ont fait sa carrière d'humoriste il y a quelques années...En tant que réalisateur, et co-scénariste il impose un rythme soutenu et une trame de récit à la Caro & Jeunet (cf Amélie Poulain et toutes ses digressions). L'ensemble est fou, haletant mais totalement irrésistible!

Quelques mots rapides sur l'intrigue puisqu'il faut bien présenter le rôle d'Albert Dupontel. Il campe Bob Nolan, petit braqueur sans envergure qui se retrouve malgré lui accusé de terribles crimes. Bob et Ariane vont bien-sûr croiser leur route. Les univers de ces deux là sont aux antipodes l'un de l'autre. Cela créera bien-sûr une cascade de situations les plus drôles les unes que les autres!


D'autres surprises sont également à découvrir, avec un casting de seconds rôles aux petits oignons. Terry Gilliam (l'ex-Monty Python) tout d'abord en criminel endurcit, Yolande Moreau en mère dévouée, l'excellent Nicolas Marié en avocat bègue et...Jean Dujardin en Jean Dujardin!


Sandrine Kiberlain, Albert Dupontel et l'excellent Nicolas Marié.

La chanteuse Camille signe la chanson titre du générique de fin. Elle-même un peu fofolle et décalée, elle ne pouvait que bien s'entendre avec notre joyeux luron Dupontel!


De réelles belles trouvailles stylistiques et des dialogues à couper le sifflet...toute la salle était pliée de rire, cela m'étonnerait que ce film ne remporte pas le Label UGC! A suivre donc...


La bande annonce pour vous faire une idée plus précise...suivez mon conseil et courrez-y directement!



Rendez-vous le mois prochain pour une belle tranche de rigolade!


en bonus, une deuxième affiche du film...


   Bonne séance!   

lundi 11 mars 2013

en avant-première : "Le temps de l'aventure"

Je ne sais pas vous, mais moi j'hiberne sous la neige !! Depuis hier soir, il neige sans discontinuer sur ma Normandie natale. Oscar "le renard des neiges" est ravi, vous pensez bien !

© les bavardages de Juliette
 
L'occasion (et la bonne excuse) de ne pas bouger de chez soi, en attendant que ça passe. Bien-sûr, l'hibernation n'est possible qu'en période de vacances, ce qui est mon cas pour une semaine. Ca commence bien ces vacances, non ?!
L'occasion également de finir (enfin) le visionnage de "Dexter" saison 7, de commencer une nouvelle série "Falling Skies" saison 1 et d'écrire ce billet à propos de ma dernière sortie ciné.

Mon ciné UGC préféré m'a invité à découvrir un film qui sortira le 10 avril prochain. Exclusivité !
Le "label des spectateurs" permet aux abonnés UGC de découvrir un film en avant-première et de le noter pour qu'il obtienne (ou non) une exposition supérieure lors de sa sortie. Je vous en avais déjà parlé ici.
La séance du jour se nomme "le temps de l'aventure", dernier film de Jérôme Bonnell avec Emmanuelle Devos et Gabriel Byrne (graou !).



L'histoire :
Alix est comédienne. Elle croise le regard d'un inconnu dans le train qui la ramène à Paris. Ce simple regard va bouleverser leur vie. Ils s'attirent comme des aimants et ne peuvent bientôt plus se passer l'un de l'autre. Mais les amants ont une vie qui les attend et les rappelle. Vont-ils céder à la passion ou obéir à la raison ?


Mes impressions :
C'est toujours très drôle de ne pas savoir ce que l'on va voir au cinéma. Le titre du film s'affiche, puis le nom des acteurs et enfin les premières images.
Je ne sais pas si je serais allée voir ce film si on m'en avait parlé avant. J'avoue que je ne suis pas férue de l'actrice Emmanuelle Devos. J'aime beaucoup par contre Gabriel Byrne, que je trouve sous-employé dans le cinéma d'aujourd'hui. Et j'aurais eu tort, de ne pas laisser de chance à ce très joli film.

Gabriel Byrne / Emmanuelle Devos, un couple crédible 
qui succombe au coup de foudre.

L'histoire commence par la rencontre d'Alix et de cet homme mystérieux dans un train. Le jeu des regards est discret mais appuyé. On sent bien que ces deux là se plaisent. La situation peut arriver à n'importe qui mais la majorité des gens ne pousse pas le jeu jusqu'à la rencontre.
Ici au contraire, je ne dévoile rien du film en disant qu'Alix et l'homme (jamais nommé avant la fin) se retrouvent et deviennent amants. Ils se cherchent, se découvrent et s'aiment avec beaucoup de sensualité.
- le film "Mobius", à côté, c'est de la gnognotte ! -  
Les amoureux sont filmés avec beaucoup de pudeur mais aussi de la crédibilité. Ce ne sont pas de jeunes premiers et pourtant on les trouve beaux et désarmants de maladresse.

Le film de Jérôme Bonnell se déroule sur une unique journée, ponctuée par des horaires, une horloge de gare et des rendez-vous précis. Cela crée un rythme entraînant. La journée passe comme une vie, où tout va se jouer pour la suite des existences des deux héros. Vont-ils se choisir ? Vont-ils renoncer ? Jérôme Bonnell a l'intelligence de ne jamais choisir, en laissant une part d'interprétation aux spectateurs.

Hormis l'histoire d'amour des deux personnages principaux, j'ai complètement craqué pour l'aspect "humour anglais" du film. Ca et là, le réalisateur saupoudre des scènes humoristiques pour désarmer la tension du drame qui se profile. On rit franchement de gags et grâce aux trouvailles de texte savoureuses.


J'espère que l'on retrouvera Gabriel Byrne très vite au cinéma. 
C'est un acteur talentueux qui se fait rare.

Gabriel Byrne campe un britannique ayant un peu vécu en France. Son accent et son phrasé ajoutent à son charisme évident. Quelle classe ! J'ai aussitôt succombé à ce bel inconnu au regard triste ! Son personnage ne veut pas enfermer Alix; avec beaucoup de sagesse, il lui laisse la liberté de faire ses choix. On le voit qui couve Alix du regard et souhaite la préserver absolument.


Emmanuelle Devos est au summum de sa féminité. 
Je la découvre dans ce film.
 
Enfin, je fais mon mea culpa auprès d'Emmanuelle Devos que je découvre dans ce film. Elle crève tout à fait l'écran. On suit son personnage tout au long du film. Son cheminement, ses interrogations et ses failles. Tout ressurgit à mesure qu'on la découvre. Elle est pour moi au summum de sa féminité, tantôt femme fatale, tantôt très fragile.

Vous découvrirez "Le temps de l'aventure" le 10 avril prochain. J'espère que vous aurez envie de le découvrir; je vous le recommande pour la très jolie histoire d'amour, l'interprétation poignante des deux acteurs, les dialogues mi-français mi-anglais et la belle émotion qui nous suit jusqu'à la fin de la séance.

 La bande annonce pour vous faire une idée.


J'espère que Marie (alias "Tribulations...") sera d'accord avec ce billet. C'était mon binôme pour ce label du jour !


  Bonne séance !


jeudi 27 septembre 2012

"Populaire"...et fier de l'être !


Mon cinéma préféré m'a de nouveau convié à une séance découverte "en aveugle". Le principe est simple, il s'agit de voir un film sans savoir à l'avance ce que ce sera. J'en avais déjà parlé dans un billet précédent.

Cette fois, nous avons vu un film qui sortira fin novembre. Je vous donne les indices que nous avons eu en début de séance :
- film français
- l'interprète féminine principale a reçu le prix du meilleur espoir féminin pour "Le premier jour du reste de ta vie"
- l'autre interprète féminine a reçu le César 2012 pour "The artist"
- l'interprète masculin est l'acteur fétiche de Cédric Klapisch

la charade mystère donne donc : Déborah François / Bérénice Béjo / Romain Duris pour le film...



L'histoire :
Rose Pamphyle (Déborah François) est une jolie provinciale un peu gauche. Pour se sortir de son "trou", elle décide de répondre à une annonce d'emploi afin de devenir secrétaire. L'entretien d'embauche est catastrophique mais son futur patron (Romain Duris) remarque en elle un talent de taille : elle tape à la machine plus vite que son ombre. Il décide de l'inscrire au Championnat de vitesse dactylographique, et devient son entraineur...


LE concours dactylographique qui rassemble la fine fleur des secrétaires...

Mes impressions :
Premier film de Régis Roinsard, je dois dire que le résultat m'a bluffé ! J'ai beaucoup ri et j'ai adoré le traitement de l'intrigue de départ.

Les années 50-60 sont pop, colorées et délicieusement désuètes dans ce film décalé. C'est comme un bonbon acidulé que l'on déguste avec grand plaisir. Le machisme ambiant dans les relations sociales entre hommes et femmes en devient presque charmant, tellement le décalage est grand avec notre époque. 
La seule ambition des femmes d'alors est de trouver un bon mari qui pourra leur acheter une cuisinière dernier cri ! Ici, on traite le sexisme avec beaucoup d'humour, presque du second degré. 
Rose, l’héroïne, souhaite se sortir de sa condition en devenant (comble du glamour) une efficace secrétaire. C'est déjà un grand pas, me direz-vous, de se soustraire à l'autorité de son père pour une jeune fille de son âge. Elle va trouver en son patron Louis Echard un mentor, un père et (on s'en doute rapidement) un potentiel amoureux...

Je tire mon chapeau aux comédiens, excellents dans leurs rôles respectifs. Déborah François interprète avec conviction une jeune femme maladroite et attachante. Elle prend confiance au fil du film et devient même une femme fatale et sûre d'elle.

Rose (Déborah François), championne de vitesse dactylo. Impeccable, jusqu'au bout des ongles !

Romain Duris, quant à lui, nous a déjà joué le rôle de l'amoureux maladroit dans ses films précédents. Cependant, l'alchimie opère et nous convainc facilement. 

Louis Echard (Romain Duris) et Rose Pamphyle (Déborah François) en route pour les championnats nationaux, à la Capitale.

Le troisième rôle est offert à Bérénice Béjo, que l'on n'avait pas revu depuis "the artist". Elle campe la confidente de Romain Duris et va prendre Rose sous son aile, comme une sorte de grande soeur.

Marie Taylor (Bérénice Béjo) touchée par une frêle provinciale aux doigts d'or. Confidente et grande soeur des personnages, elle va les pousser à se poser les bonnes questions.


Miou Miou, Eddy Mitchell, Marius Colucci, et Nicolas Bedos ont été appelés pour des rôles fugaces mais leurs scènes sont efficace et rondement menées.


Pour finir, je conseille ce film à tous les amoureux des fifties et à ceux (celles !) qui adorent les robes / vernis / chaussures de l'époque. La reconstitution des ambiances et costumes d'époque est jouissive. 
Une jolie comédie fraiche et jubilatoire !


Amoureuses des vernis et robes assorties, vous serez conquises !


la bande annonce pour les indécis :




La sortie est prévue pour le 28 novembre prochain...il faudra patienter un peu !
bonne séance !



vendredi 27 juillet 2012

"Les saveurs du Palais"... j'ai faim !


Je vous racontais qu'hier on m'avait invité à une séance mystère pour voir le film "les saveurs du Palais" de Christian Vincent. Nous sommes des privilégiés, il ne sortira que le 19 septembre prochain !


Le principe de la séance mystère est de ne pas savoir à quelle sauce on va être mangé...et c'est bien le propos du film !! "Les saveurs du Palais" nous plonge au coeur des cuisines de l'Elysée...


L'histoire :
Hortense Laborie est une bonne cuisinière. Elle sait préparer la cuisine de terroir comme personne et tient une auberge dans le Périgord. A sa grande surprise, le Président de la République la fait venir à l'Elysée pour qu'elle s'occupe de ses repas personnels. Hortense a un fort caractère mais elle n'est qu'au début des complications...

Hortense Laborie (Catherine Frot) et le Président de la République (Jean D'Ormesson).


Mes impressions :
Je préfère l'avouer dès le début de ma chronique, je n'ai pas été convaincue par ce film que j'ai trouvé très inégal.

Le réalisateur a voulu trop bien faire et nous donner un maximum de détails... des histoires dans l'histoire. Seulement, il nous perd souvent dans des scènes inutiles et bien trop longues qui empêchent le rythme du film.

Catherine Frot est attachante mais elle tient le film de bout en bout, et parfois agace. Pour ceux qu'elle a énervé dans les reprises dernières des romans d'Agatha Christie, ce film ne vous réconciliera pas avec l'actrice ! 
Jean d'Ormesson quant à lui - et j'en suis désolée car j'aime bien le personnage - est un piètre acteur. Il tient à peine debout et peine à imposer l'autorité et la crédibilité qu'un chef d'Etat requiert. Pour tout vous dire, il y a même une scène où j'ai pensé qu'il allait s'écrouler et que la comédie basculerait dans le drame !

Pourtant, il y a aussi de très bons passages, notamment les scènes de cuisine où poulardes, pâtés en croute et gâteaux St Honoré se croisent avec élégance. Le réalisateur filme la cuisine de haute voltige, presque de la haute couture, en l'imbriquant avec les protocoles de rigueur à l'Elysée. Les petits jeux de pouvoir et les luttes intrinsèques pimentent cette comédie savoureuse...

Pour finir, je dois préciser que la séance avait lieu à 19h30 et que nous n'avions pas mangé...c'est certainement pourquoi les délicieuses scènes de cuisine m'ont donné l'eau à la bouche !


Je conseille ce film aux amateurs de grande cuisine et à ceux qu'un piano (autre que celui des musiciens !) fait rêver...Je le conseille également à ceux qui adorent les protocoles et l'étiquette dont le film est truffé ! Enfin, pour les amoureux de Catherine Frot, vous pouvez y aller les yeux fermés, l'actrice est très bien servie !
Pour les autres, je pense que vous allez fermement vous ennuyer...

La bande annonce pour vous décider.


Envie de vous lancer à la rentrée ?





jeudi 26 juillet 2012

Séance mystère...le label des spectateurs UGC


Je suis une VIP des cinémas UGC...

Depuis maintenant 3 ans, je possède le pass magique de super-héros permettant d'aller en illimité au cinéma...toutes les séances, tous les films, toutes les versions; je peux me gaver de cinéma autant que je le veux (moyennant finances, hein!). D'ailleurs, plus j'y vais et plus c'est rentable...

L' Avantage majeur de la carte pour moi réside en 3 mots : "LABEL des SPECTATEURS". Le principe est très simple, M. UGC m'invite (moi et un ami de mon choix) à assister à l'aveugle à une séance de cinéma. Rassurez-vous, je ne me crève pas les yeux pour autant, je me rends dans mon cinéma préféré sans savoir à l'avance ce que je vais y voir ! MYSTERE...

 
Il faut bien-sûr aimer l'aventure...rien ne dit que l'on aimera le film qui passe ! UGC est tout de même obligé de choisir un film grand public, ne sachant pas qui assistera à la séance (point de film gore pour le moment !). Les blockbusters n'ont pas besoin de ce genre de publicité, les films choisis sont donc souvent des découvertes ne bénéficiant pas toujours de plans de com' importants.

Tous les UGC de France programment la même séance avec le même film en avant-première (sortie en salle prévue en général 1 à 2 mois plus tard). 
On nous remet un papier à remplir avec nos impressions à chaud, nos commentaires et notre intention de recommander (ou pas) le film. 
Après comptage et ouverture des scrutins, le film obtient (ou non) le Label des spectateurs UGC qui lui permettra d'obtenir un soutien publicitaire plus important, et une longévité dans les cinémas de la chaine.

© Les bavardages de Juliette
 
Dernièrement, on m'avait invité à découvrir "Elle s'appelait Sarah", "des Hommes et des Dieux", ou encore "le Prénom". On y voit très souvent des films français mais je ne désespère pas de voir un jour des films étrangers labellisés comme "Shutter Island" ou "Le discours d'un roi".

tout sur le Label.

A la séance mystère de ce soir :
un film qui sortira en septembre "les saveurs du Palais" avec Catherine Frot et Hippolyte Girardot, sur les coulisses des cuisines de l'Elysée !




La chronique ciné demain sur votre blog préféré!