samedi 31 janvier 2015

Découvertes littéraires de janvier

Je ne lis que très peu de romans, seulement pendant les vacances...par contre j'ingurgite des quantités de bds! Voici ma sélection pour ce début d'année, vous pourrez les déguster et les offrir sans modération!




http://www.angle.fr/bd-ceux-qui-me-restent-tome-1-3000034.html
"Ceux qui me restent" de Laurent Bonneau et Damien Marie, Editions Grand Angle, 2014.

J'étais d'abord un peu rebutée par le graphisme : ces grands aplats de couleur monochrome ne me faisait pas rêver...et pourtant! Quelques cases, quelques phrases et j'ai définitivement succombé à "Ceux qui me restent".

http://www.angle.fr/bd-ceux-qui-me-restent-tome-1-3000034.html
© Bonneau / Marie

On pourrait tout aussi bien l'appeler "Ceux qui restent" car il s'agit bien d'une bd sur le deuil, la maladie, les souvenirs et l'oubli, ainsi que sur la difficulté à vivre de ceux qui doivent continuer...

http://www.angle.fr/bd-ceux-qui-me-restent-tome-1-3000034.html
© Bonneau / Marie

Le texte fait preuve d'une grande sensibilité et de pudeur. On entre à tâtons dans la vie d'un père et d'une fille qui se chercheront toute leur vie. Lui la cherche sur un bateau et finalement dans ses souvenirs, car sa mémoire s'efface inexorablement. Elle, cherche un père, son père qui n'a jamais été présent depuis son veuvage. Ces deux là s'aiment mais ne se reconnaissent plus. 

http://www.angle.fr/bd-ceux-qui-me-restent-tome-1-3000034.html
© Bonneau / Marie

Le sujet est difficile mais nous plonge dans une nostalgie bienveillance. En refermant l'ouvrage, on a immédiatement envie de dire à ses proches qu'on les aime! Une grande réussite!  






"Un océan d'amour" de Wilfrid Lupano et Grégory Panaccione, Editions Delcourt, 2014.

J'attendais le nouvel opus de Lupano avec grande impatience...enfin seule face à l'Océan, c'est parti pour l'aventure!!

© Lupano / Panaccione

De l'aventure il n'en manquera pas, il sera même question d'une bigoudène crêpière et de son marin de mari, d'une pêche monstrueuse et d'une marée noire, d'un naufrage et de pirates, d'une amitié entre un pêcheur et une mouette, d'une voyante au chat noir et de prières à la Vierge, d'éloges culinaires, de champagne et de boîtes de sardines à ne plus savoir qu'en faire...et puis encore de l'aventure et beaucoup d'amour!
© Lupano / Panaccione

Vous l'avez compris : une bd dense, bourrée d'humour et d'émotion servie par un dessin parfait et...sans l'ombre d'un texte! Lupano signe là encore un projet original et réussi, à l'image de ses opus précédents. A découvrir sans modération pour un joli moment de poésie... 




 

en bonus, un drôle de bouquin de cuisine, un peu ovni dans la production documentaire du moment...

"GastronoGeek" de Thibaud Villanova et Maxime Léonard, Editions Hachette Pratique.

La culture geek a le vent en poupe en ce moment. Elle se décline désormais en guide culinaire! Et l'ensemble est très réussi...
 
Que vous soyez plutôt "Star Wars" ou "Harry Potter", vous trouverez votre bonheur dans les menus établis autour des grandes sagas geek. D'ailleurs le guide est conçu également pour les newbies (débutants) avec des anecdotes sur les tournages de films. L'expert sera peut-être un peu déçu quant à ces mêmes anecdotes très généralistes...mais il sera séduit par les recettes en elles-même. Le McFly cheesecake, l'oeil de Sauron ou les gourmandises des Carpates n'auront plus de secrets pour vous!


"L'oeil de Sauron", sabayon à la pulpe d'orange et chocolat noir ©les bavardages de Juliette


"Coeur de saigneur", moelleux au chocolat et coeur coulant de fruits rouges ©les bavardages de Juliette


"Dôme de Hoth", dôme meringue coco et gelée de litchi ©les bavardages de Juliette

Les photos des plats et les illustrations complémentaires sont superbes et réservent quelques goodies bienvenus à la fin de chaque grand thèmes : un pochoir Dr Who ou encore une carte aux trésors One Piece!



"Dragon Ball buffet", avec senzus de Maître Karin, gyozas gourmands de Chichi, etc... ©les bavardages de Juliette

Un très bel ouvrage que je n'ai pour le moment testé qu'avec les yeux! ..Hummm j'ai faim! 

Bonnes découvertes!

vendredi 30 janvier 2015

"Foxcatcher", fait divers glaçant au pays des lutteurs

Je ne suis pas cliente des films sur le sport habituellement, mais j'avoue que celui-ci a trouvé grâce à mes yeux! Peut-être parce qu'il s'agit davantage d'un drame psychologique plutôt que d'un film de genre...


L'affiche résume bien le propos du film : une sorte de bête monstrueuse à trois têtes...

L'histoire:
Les frères Mark (Channing Tatum) et Dave (Mark Ruffalo) Schultz sont promis à un avenir radieux dans le monde de la lutte. Déjà lauréats d'une médaille olympique dans leur discipline, ils se préparent aux prochains Jeux de Séoul en 1988. John Du Pont, le milliardaire excentrique, se propose de financer une équipe nationale, garante des bonnes valeurs américaines...une étrange relation s'instaure alors entre Mark et son coach.


http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=197897.html
Le jeu impeccable de Channing Tatum et Steve Carell fait oublier le ridicule de la tenue! © Mars Distribution

Mes impressions :
Voilà un film à vous glacer le sang; d'ailleurs on n'en sort pas tout à fait indemne...et avec le moral à zéro! Je préfère prévenir...Pourtant, "Foxcatcheur" est un film brillant dans l'esthétique, la trame et l'analyse minutieuse des rapports humains. Ici la manipulation, la mythomanie, la duplicité et l'humiliation sont examinées à la loupe, servies par un jeu d'acteur incroyable.

Steve Carell est clairement sur la route des Oscars. Il compose un personnage trouble et dérangeant aux antipodes de ses habituels héros gentils et naïfs. La transformation physique de son visage renforce l'impression de malaise et de dégout. 
Il campe le très étrange milliardaire John E. Du Pont, amateur de lutte, au grand désespoir de sa vieille mère préférant l'équitation, sport bien plus noble. La relation qu'il entretient avec elle est particulièrement glauque: il essaye par tous les moyens de la rendre fière tandis qu'elle l'humilie et le rabaisse. Le vieux mythe de la mère castratrice fonctionne à merveille et explose la personnalité déjà borderline de l'adulte resté au stade de l'enfant capricieux.


http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=197897.html
Channing Tatum bluffant en sportif de haut niveau, déstabilisé par sa préparation. © Fair Hill LLC

Channing Tatum offre une performance physique impressionnante. Il joue une montagne de muscles bien décidée à devenir le meilleur de tous, mais instaure avec subtilité un jeu sensible et complexe. 
Constamment dans l'ombre de son frère, Mark veut se démarquer et prendre sa carrière à bras le corps. Il voit en John Du Pont le père et le mentor que son frère incarnait jusqu'à présent. Là où Dave son frère voyait de la bienveillance et du soutien, John Du Pont instaure un jeu de pouvoir et une relation perverse.


http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=197897.html
Les deux frères Schultz tentant de se soutenir face à la tempête qui se prépare...© Mars Distribution

Mark Ruffalo quant à lui est pour moi LA révélation du film. Il est présenté comme un personnage secondaire face au duo Tatum/Carell mais brille par sa proposition artistique. Il joue Dave, le frère de Mark Schultz. Lui-même grand champion olympique, il prend son jeune frère sous son aile pour l'entrainer et le mener vers la victoire. La relation que son frère entretient avec son nouveau mentor le rend méfiant mais sans pourvoir intervenir. Suivant ses propres intérêts personnels, il reste d'abord en retrait puis tente de briser la dépendance malsaine qui entraine son frère vers la chute. Mark Ruffalo offre une prestation sensible et retenue dans un contexte qui monte en pression crescendo.



http://www.cinecola.com/reports/a67th-cannes-film-festival/official-competition-review-foxcatcher-by-bennett-miller/
La ressemblance physique des acteurs choisis est saisissante... © cinecola.com

Le scénario est tiré d'un fait réel dont je n'avais jamais entendu parler. A savoir la chute de deux champions américains, entrainés dans une spirale infernale et brisés par un personnage machiavélique. L'esprit tordu de John Du Pont maintient le film dans une tension permanente. On sent qu'un drame peut arriver à tout moment. La froideur de l'image renforce cette impression de malaise permanent. La perversion du schéma dominant/dominé s'installe petit à petit, de manière insidieuse. On tremble pour Mark tout au long du film. Le réalisateur Bennett Miller analyse avec minutie le rapport des hommes à l'argent dans le milieu du sport et comment toute valeur noble au départ peut être pervertie.

Un film à découvrir pour la performance de trois acteurs remarquables et pour un scénario dont la réalité dépasse décidément la fiction...




Bonne séance!

mercredi 28 janvier 2015

La Chanson du Mercredi #56 : "Ben"

Chers amis, notre Chanson du Mercredi rendra hommage à Michael Jackson, disparu en 2009. Nombreux sont les tubes du King of Pop, mais j'ai une tendresse particulière pour "Ben".



Notre Chanson du Mercredi a été écrite par Don Black et composée par Walter Scharf. Elle parait pour la première fois en 1972 sur le deuxième album de Michael Jackson "Ben". Il avait alors 14 ans!

http://www.jackson5abc.com/michael/albums/ben/
Copyright jackson5abc.com

Les versions où Michael chante ce titre adulte sont bien plus rares. Ici en 1981 lorsqu'il avait 23 ans, il change de tonalité...


En 1972, elle concourt à la cérémonie des Oscars, catégorie "meilleure chanson" pour le film "Ben". Cette année là, elle ne reçoit pas l'Oscar, mais bien le Golden Globe de "la meilleure chanson originale".
"Ben" est un film d'horreur de Phil Karlson, suite du film "Willard" (1971). Tout comme "Les oiseaux" d'Hitchcock, Karlson met en scène une invasion de rats tueurs, dont Ben sera le chef!


Le film complet est disponible au visionnage!



La chanson "Ben" figure à la toute fin du film, juste avant le générique...

Nombreuses sont les reprises plus ou moins hasardeuses... Voyons si certains s'en sont bien sortis!

Version diva en culotte courte par Billy Gilman... devant Michael Jackson!


Céline Dion "qui n'a jamais été pareille après (avoir vu Michael)"...



Le boys band BOYZONE dans une version dégoulinante...



La version rose bonbon de la très jeune Jennifer LOVE HEWITT.



Pour les fans, reprise dans la série "Glee" (s3 ep11) par Chris Colfer (Kurt), Lea Michele (Rachel) et Cory Monteith (Finn).


 Version André RIEU (non je ne ferai pas de commentaires...je vous laisse apprécier!).


Dans la série instrumentale, je vous propose la flûte à bec, avec FLAUTA DULCE!


et bien sûr...


Le tuto qu'il vous faut!

 
...et la partition!


en bonus, la version reggae, parce que je sais que vous adorez ça!!


...et le sample utilisé par The Kleptones dans "Revolverlution"


Les paroles et leur traduction (via lacoccinelle):

Ben, the two of us need look no more
Ben, toi et moi on n'a plus besoin de chercher
We both found what we were looking for
On a tous les deux trouvé ce qu'on cherchait
With a friend to call my own
Avec un ami qui est le mien
I'll never be alone
Je ne serai jamais seul
And you my friend will see
Et toi, mon ami, tu verras
You've got a friend in me
Je suis ton ami


Ben, you're always running here and there
Ben, tu cours toujours partout,
You feel you're not wanted anywhere
Tu as l'impression qu'on ne te veut nulle part
If you ever look behind
Si jamais tu regardes derrière toi
And don't like what you find
Et que tu n'aimes pas ce que tu vois,
There's something you should know
Il faut que tu saches quelque chose,
You've got a place to go
Il y a un endroit où tu peux aller


I used to say
Avant je disais
I and me
"Je" et "moi"
Now it's us
Maintenant c'est nous
Now it's we
Maintenant c'est nous
(X2)

Ben, most people would turn you away
Ben, la plupart des gens te repoussaient
I don't listen to a word they say
Moi je n'écoute un seul mot de ce qu'ils disent
They don't see you as I do
Ils ne te voient pas comme moi je te vois
I wish they would try to
Je regrette qu'ils ne le fassent pas
I'm sure they'd think again
Sinon ils réfléchiraient
If they had a friend like Ben
S'ils avaient un ami comme Ben
Like Ben
Comme Ben
Like Ben
Comme Ben

 
Bonne écoute!




samedi 24 janvier 2015

A Paris pour l'expo Niki de Saint Phalle et la Fondation Louis Vuitton

J'ai eu la chance de faire une nouvelle escapade parisienne avec mon binôme préféré la semaine dernière! Retour sur de bien jolies expériences...et sous le soleil d'hiver s'il vous plait!!

© Les Bavardages de Juliette

Tout d'abord, nous avons découvert le très beau bâtiment de la Fondation Louis Vuitton, tout juste ouvert en octobre 2014, entre le Bois de Boulogne et le jardin d'acclimatation (16e). 

© Les Bavardages de Juliette
© Les Bavardages de Juliette

Franck Gehry, l'architecte du lieu, voulait allier la légèreté des structures et la transparence vers les jardins. Un geste artistique et architectural parfaitement exécuté : on déambule dans ce grand vaisseau en verre, fait de multi-niveaux, de salles d'exposition, de transparence et de volumes incroyables.

La maquette du bâtiment, sorte de chrysalide-vaisseau. © Les Bavardages de Juliette

Le bâtiment est beau et très agréable à arpenter...sous la lumière jaune orangé d'une fin d'après-midi en hiver, c'est évidemment splendide!

"A l’image du monde qui change en permanence, nous voulions concevoir un bâtiment qui évolue en fonction de l’heure et de la lumière afin de créer une impression d’éphémère et de changement continuel." Franck Gehry.

© Les Bavardages de Juliette

Deux expositions sont notamment en cours dans ce lieu atypique : un rappel sur le projet de Franck Gehry, en maquettes du lieu et dessins de l'architecte, puis une exposition d'art contemporain autour de l'artiste Olafur Eliasson.

© Les Bavardages de Juliette
© Les Bavardages de Juliette
© Les Bavardages de Juliette


Le site de la Fondation Louis Vuitton pour plus d'informations. Avec le billet d'entrée à la Fondation, vous pourrez également profiter du jardin d'acclimatation...mais vous n'aurez pas de sac!



- Des copains pour refaire le monde, un Cosmopolitan maison à tomber, un super repas (merci Elise & Marc!), et toutes les bonnes conditions pour passer une superbe soirée... -



...Et puis un dimanche à Paris et un brunch anglais merveilleux...et tout le monde se presse pour enfin découvrir l'expo sensation de la grande Niki de Saint Phalle. Ma complice Tribulations en avait déjà parlé sur son blog, j'avais donc hâte de m'y rendre!

http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/niki-de-saint-phalle
Copyright Peter Whitehead

Le rendez-vous est pris au Grand Palais. Pour nous faire patienter dans la queue à l'extérieur, un clarinettiste un peu approximatif s'acharne à nous divertir...bon rentrons!

© Les Bavardages de Juliette

L'expo est vaste et surprenante. C'est certainement parce que le personnage lui-même est surprenant! Cette fille de banquier après s'être exilée aux Etats-Unis devient le fer de lance du féminisme en France. Elle s'affranchit de tous les codes des années 60 et 70 et fait preuve d'une grande liberté avant-gardiste dans sa création.

© Les Bavardages de Juliette




 
© Les Bavardages de Juliette










 
© Les Bavardages de Juliette
 
© Les Bavardages de Juliette


Connues pour ses gigantesques "Nanas", figures matriarcales et fortes, Niki de Saint Phalle propose un travail radical et politisé sur le monde dans lequel elle vit. Selon ses propres mots, la solution aux maux de ce monde serait de confier l'avenir aux femmes et aux noirs, minorités brimées mais essentielles.

Explications par la Commissaire de l'expo
 
Il vous reste quelques jours, jusqu'au 2 février prochain, pour vous rendre au Grand Palais. Courrez-y pour découvrir un talent atypique!


Le site du Grand Palais pour plus d'informations.

De belle découvertes à partager...

mercredi 21 janvier 2015

La Chanson du Mercredi #55 : Frankie Valli

La chanson de ce Mercredi sera directement inspirée de mon article précédent, puisqu'il s'agit d'une scène phare du film de Michael Cimino "Voyage au bout de l'enfer". Notre Chanson du jour est "Can't take my eyes off you" de Frankie Valli .


La version originale de notre Chanson du Mercredi date de 1967. Elle a été écrite et composée par Bob Crewe et Bob Gaudio pour Frankie Valli, crooner américain et leader des Four Seasons. Le succès est immédiat et affole les charts.

Dernièrement, Clint Eastwood a remis Frankie Valli sur le devant de la scène avec son "Jersey Boys" (2014). Il y retrace l'épopée des Four Seasons et vous y retrouverez notre chanson du jour... en 2001, c'était dans "Le journal de Bridget Jones"!


http://www.dailymail.co.uk/news/article-2659084/Frankie-Vallis-lover-lifts-lid-20-year-affair-reveals-cruel-controlling-uncaring-bed.html
Frankie Valli. Copyright dailymail.co.uk & Redferns

Revenons de manière chronologique sur les différentes reprises de cet hymne de l'amour...


1968 : La scène culte de "Voyage au bout de l'enfer": dernière soirée de la bande de copains, juste avant leur départ pour la guerre du Vietnam...reprise de la chanson originale.



1969 : Version Motown pour Diana Ross & the Supremes



1969 : Surprenante, la version francisée de Line Renaud dans "Une poussière dans le coeur"



1982 : l'arrivée du disco propulse la version de Boys Town Gang au sommet des charts (chorégraphie et costumes au top!)



1991 : Pet Shop Boys propose un combo U2 / Frankie Valli ...bon...



1998 : Gloria Gaynor s'attaque au phénomène



1998 : la cultissime reprise de Lauryn Hill 
(ouh la la ça me rappelle ma jeunesse!)



2002 : Muse s'attelle également à l'exercice


2013 : Walk off the Earth & Selah Sue dépoussièrent la chanson




...et en bonus, l'adieu des supporters de l'équipe de Valenciennes pour José Saez!
"I love you José" : De la grande poésie!


La partition en PDF

...et le tutoriel guitare by Antonin!



Les paroles et leur traduction (via lacoccinelle)
You're just too good to be true.
Tu es trop beau pour être vrai.
Can't take my eyes off of you.
Je ne peux pas détourner mon regard de toi.
You'd be like heaven to touch.
Tu serais comme le paradis à atteindre.
I wanna hold you so much.
Je veux tellement t'étreindre.
At long last love has arrived
Finalement l'amour est arrivé
And I thank God I'm alive.
Et je remercie le Ciel d'être là pour le voir.
You're just too good to be true.
Tu es trop beau pour être vrai.
Can't take my eyes off of you.
Je ne peux pas détourner mon regard de toi.

Pardon the way that I stare.
Excuse-moi de te fixer ainsi.
There's nothing else to compare.
Il y a rien d'autre de comparable.
The sight of you leaves me weak.
Ta vue me laisse sans force.
There are no words left to speak.
Je n'ai plus de mots pour m'exprimer.
But if you feel like I feel.
Mais si mes sentiments sont réciproques.
Please let me know that it's real.
Je t'en prie, dis-le moi.
You're just too good to be true.
Tu es trop beau pour être vrai.
Can't take my eyes off of you.
Je ne peux pas détourner mon regard de toi.

I love you baby, and if it's quite all right,
Je t'aime bébé, et si ça te va.
I need you baby to warm a lonely night.
J'ai besoin de toi bébé pour réchauffer mes nuits de solitude.
I love you baby. Trust in me when I say :
Je t'aime bébé. Crois-moi quand je dis :
Oh pretty baby, don't let me down I pray.
Oh mon beau bébé, ne me laisse pas tomber je t'en prie.
Oh pretty baby, now that I found you, stay.
Oh mon beau bébé, à présent que je t'ai trouvé, reste
And let me love you, oh baby let me love you, oh baby... .
Et laisse moi t'aimer, oh laisse-moi t'aimer, oh bébé... .

lundi 19 janvier 2015

UGC Culte : "Voyage au bout de l'enfer"...

Shame on me, j'ai de grosses lacunes en ce qui concerne le cinéma américain...avant les années 1980! Je vous parle des films cultes que tout le monde devrait avoir vu quand on aime un tant soit peu le cinéma. Ce n'est pas grave en soi bien-sûr, mais je me sens souvent perdue lorsque mes collègues les évoquent ou que les critiques ciné s'y réfèrent pour tel ou tel plan séquence. J'essaye donc de parfaire ma culture cinématographique classique sous les bons conseils des uns et des autres, et très souvent grâce à ma chère Vonnette, dont je vous recommande le blog Jazz & Crimes.

Cette fois, les cinémas UGC nous proposaient de voir ou revoir sur grand écran le film de Michael Cimino "Voyage au bout de l'enfer". Honte sur moi (bis) je n'en avais même jamais entendu parlé!! Pourtant, il est truffé de bonnes raisons de le voir...


"The deer hunter" de Michael Cimino

L'histoire:
1968 en Pennsylanie, aux prémisses de la guerre du Vietnam, cinq copains d'enfance célèbrent les noces russes de l'un d'eux. Trois partiront à la guerre. Leurs vies et celle de la communauté seront à jamais changées...


http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=29714.html
Une jeunesse insouciante, avant le départ à la guerre... © Michael Cimino

Mes impressions:
Je serais bien incapable de faire une leçon de cinéma tellement ce film est dense. D'abord la durée : 3h, ça vous pose un film! Je craignais que la longueur et la qualité d'image ne me gênent mais c'était sans compter le talent du réalisateur. J'ai avalé ces 3h sans m'en rendre compte et sans peiner. La construction du film est limpide, tout d'abord la présentation des personnages et de la petite communauté russe, puis le départ à la guerre et le retour problématique des vétérans. Ensuite pour bien faire, il fallait voir ce film culte dans sa langue originelle. Petit souci technique: pas de sous-titrage pendant 40 mns! 40 mns c'est long quand on est loin d'être bilingue! Heureusement, la première partie du film n'est pas trop bavarde puisqu'il s'agit de plans de fêtes pendant le mariage. La suite s'est déroulée sans accros et c'est tant mieux car j'ai vraiment été happée par le jeu des acteurs et l'intrigue en elle-même.

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=29714.html
Nick (Christopher Walken) et Michael (Robert de Niro) lors d'une partie de chasse © Michael Cimino

J'aimerais beaucoup voir un reportage sur les aspects techniques de la réalisation de Michael Cimino. Je suis certaine que ce film est bourré de références, de plans très techniques ou d'anecdotes. Pourtant, la lecture est très simple et ne m'a pas posé de problème de compréhension. A la même époque vers 1978, sortait "Apocalypse Now" de Francis Ford Coppola. La guerre du Vietnam était auscultée, décryptée à grand renfort de scènes de guerre classiques. Là, il ne s'agit pas réellement d'un film de guerre. D'abord c'est une satire sociale, montrant le monde ouvrier, l'immigration et les traditions russes orthodoxes, puis on bascule dans un réalisme atroce au coeur des rizières. Enfin, Cimino s'attache à décrire les sentiments absurdes entre ceux qui y étaient et ceux qui n'ont pas connu le désastre d'une guerre. Personne ne peut comprendre ces hommes que les évènements et les atrocités ont rendus fous...


http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=29714.html
Meryl Streep et Robert de Niro au summum de leur sex appeal! © Michael Cimino

Enfin, j'aimerais saluer la performance d'un casting 5 étoiles, pour la plupart dans leurs tous premiers rôles : à noter Robert De Niro en tête (que je n'ai jamais vu aussi beau) sans ses tics habituels, Meryl Streep dont la grâce naturelle envouterait n'importe qui, et Christopher Walken tout jeune qui m'a totalement hypnotisée (ainsi que John Savage et John Cazale, décédé avant la projection)! A noter que "Voyage au bout de l'enfer" remporta 5 Oscars en 1979 ainsi qu'un Golden Globe.


vendredi 16 janvier 2015

Nous sommes tous de potentiels "Nouveaux Sauvages"!!

Quelle jubilation en sortant de ma dernière séance cinéma! Je n'avais pas été autant emballée depuis longtemps...pour vous faire une idée de la sensation, mélangez le souvenir que vous avez de "Pulp Fiction" (et des films de Tarantino en général), avec une pointe d'humour des Monty Python, le tout à la sauce espagnole d'Almodovar : vous obtiendrez le très déjanté "Les Nouveaux Sauvages"!


http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=221270.html
"Relatos Salvajes" (en VO) de l'argentin Damian Szifron

L'histoire :
Il y a des jours où tout va mal. Un licenciement, une trahison sentimentale ou une vieille rancoeur qui remonte à la surface...une étincelle suffit, une seule goutte d'eau peut faire basculer une personne raisonnable en un sauvage barbare! Voici une chronique en six tableaux de pétages de plomb caractérisés : ce que l'on aimerait faire ou dire sans jamais oser sauter le pas! Jouissif et "défoulatoire"...


http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=221270.html
Diego Itturalde (Leonardo Sbaraglia ) ferait bien de se dépêcher de changer sa roue...avant que la route ne devienne dangereuse! © Warner Bros

Mes impressions:
Je n'avais rien compris à la bande-annonce avant de me rendre à la séance! Et pour cause, il s'agit de la compilation d'extraits de six saynètes mélangées dont le sujet et la durée varient. Le point commun de ce film à sketches reste le pétage de plomb du personnage principal, et les conséquences que cela engendre sur son entourage. Derrière le vernis bien policé de notre vie en société, se cache une nature sauvage, prête à émerger à tout moment!

Je rapprocherai immédiatement ce format au film des Monty Python "Le sens de la vie" tant par sa construction que par l'absurde qui s'en dégage. Les situations sont poussées à leur paroxysme dans l'absurdité et parfois dans l'horreur, jusqu'à en devenir hilarantes. Bien des fois la salle était prise de fous rire. Pourtant, on est loin des bains de sang burlesques de Tarantino, que les âmes sensibles se rassurent! On frôle plutôt le déjanté dans le comique des situations qui s'enchaînent...

A la réalisation on découvre Damian Szifron et une réelle fraîcheur pour son troisième film. Les producteurs sont les frères Almodovar (Production El Deseo), qui ont flairé le bon filon. On retrouve un peu de la folie de Pedro, adepte des personnages hauts en couleur et du décalage humoristique. On aurait tout aussi bien pu retrouver l'univers des frères Coen...


http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=221270.html
Romina (Erica Rivas) face à son gâteau de mariage ...après une longue, longue journée! © Warner Bros

Le casting est varié et diffère sur chaque saynète. Seul Ricardo Darin avait été remarqué dans le drame "Dans ses yeux" (2009). Chacun tire son épingle du jeu. Le fait d'avoir une compilation de sketches permet des respirations entre chaque situation, la pression retombe et rythme le film : les saynètes sont construites sur le même schéma, d'abord la situation de départ, puis la complication et enfin...l'explosion!


http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=221270.html
Ricardo Darin - aka Bombita - face à l'implacable administration... © Warner Bros

Il serait inutile de résumer chaque séquence, l'effet de surprise serait atténué. Je peux simplement vous dire sans trop en dévoiler que mes trois scènes préférées concernent un règlement de compte sur la route, un mariage qui tourne au fiasco et une terrible révélation en altitude!! Pour le reste, il faudra se rendre dans vos salles obscures...

Un grand coup de coeur donc pour ce drôle de film. A signaler également que "Les nouveaux sauvages" a été nommé dans beaucoup de catégories à Cannes 2014, et sera présenté aux Oscars 2015 pour le "Meilleur film étranger".






Bon visionnage!