lundi 31 décembre 2012

Bonnes fêtes de fin d'année !

Nous avons échappé il y a peu à une mort certaine, annoncée par nos amis les mayas...ouf ! Déjà ça de moins ! Pour ma part, j'étais au fond de mon lit, à fêter dignement la fin du monde en compagnie d'un charmant état grippal !

Je vais mieux et je vais pouvoir reprendre la rédaction de mes billets (n'est-ce pas Bouma ?!). J'espère que vos fêtes se passent bien et sont chargées en émotion ?

Noël dans ma famille se fête avec beaucoup de plaisir. Certains cuisinent, d'autres jouent, et d'autres encore s'attèlent aux petits bricolages de Noël.

© les bavardages de Juliette

© les bavardages de Juliette

On mange de bons petits plats, on se retrouve, on chante les chants de Noël le 24 au soir et les voisins débarquent aussi...tout ça dans une ambiance joyeuse et bruyante (et oui, il y a d'enjoués petits monstres remuants maintenant ...).

Chez nous, le Père Noël passe dans la nuit du 24 au 25 décembre. Les petits vont se coucher et l'excitation monte jusqu'au petit matin où l'on attend - fébriles - de voir s'il est bien passé. Le soir, on prépare une assiette de douceurs pour ce cher papa Noël qui ne manque jamais de croquer dans un petit chou ou un macaron. Un jour, je suis sûre qu'il laissera un petit mot à notre attention !!

© les bavardages de Juliette

Ca y'est, c'est le matin de Noël. Nous sommes nombreux et il faut attendre ...attendre...attendre que tout le monde soit réveillé! On allume un feu de bois, on parle un peu plus fort pour dissuader les retardataires de faire une grasse matinée, et enfin, on admire le tas de jolis paquets sous le sapin !

Chez nous, depuis quelques années, le Père Noël est beaucoup plus raisonnable quant au nombre de paquets sous le sapin : "les petits" ont généralement plusieurs cadeaux parmi ceux qu'ils ont commandé sur leur liste et les "grands" se contentent d'une seule belle surprise.

© les bavardages de Juliette

Voilà, c'est déjà fini ! Pour continuer un peu l'ambiance si particulière qu'il règne chez nous à Noël, on met un disque sur la platine qui craque et on ressort les gâteaux de la veille...chacun admire les cadeaux qu'il a reçu en rêvant déjà au prochain Noël...



Passez de bonnes fêtes !

samedi 29 décembre 2012

Top 11 des films à ne pas manquer !

Voici venu le temps... des bilans de l'année écoulée. 
Quid des films vus en 2012 ?  Lesquels retenir ?
Je vous propose une sélection de films qui m'ont marqué en 2012; c'est bien sûr loin d'être exhaustif et cela n'engage que moi ! 
Ce sera un top 11 et non pas un top 10... et pourquoi pas d'abord ?!

Vous aurez certainement l'occasion de les revoir lors de rétrospectives "spécial 2012" (chez UGC ou autres). Par exemple, lors de la semaine des "Incontournables", du 9 au 15 janvier 2013.

Je ne les range pas par ordre de préférence (ils sont trop différents les uns des autres !) mais par ordre de sortie officielle, du plus récent au plus ancien.
J'en ai déjà chroniqué certains, je vous renvoie à mes articles. Cliquez sur les images pour voir mes chroniques correspondantes.




Rose Pamphyle (Déborah François) est une jolie provinciale un peu gauche. Pour se sortir de son "trou", elle décide de répondre à une annonce d'emploi afin de devenir secrétaire. L'entretien d'embauche est catastrophique mais son futur patron (Romain Duris) remarque en elle un talent de taille : elle tape à la machine plus vite que son ombre. Il décide de l'inscrire au Championnat de vitesse dactylographique, et devient son entraineur...



Charlie est une jeune femme pleine de vie. Elle a su s'entourer d'amis fidèles, et parmi eux Boris, Elie et Maxime, que tout oppose. Charlie disparaît en laissant un grand vide derrière elle. En dernier hommage, ses trois amis décident de partir ensemble en Corse, pour un voyage qu'ils avaient programmé avant sa mort.



Au sein d'une petite communauté danoise, Lucas est un quarantenaire bien intégré. Il traverse un divorce un peu pénible mais peut compter sur sa bande d'amis chasseurs, son travail au jardin d'enfants, son fils adolescent et même sur sa nouvelle petite amie.
Pourtant, cette vie tranquille va être pulvérisée par un mensonge d'enfant. Un soupçon de pédophilie pèse sur Lucas et va faire éclater la paisible communauté. Suspicion, délation, violence et perte de la dignité humaine, les plus viles comportements humains vont bientôt faire surface et s'abattre sur Lucas...



Skyfall s'ouvre avec une course poursuite effrénée sur les toits d'Istanbul. Après une chute vertigineuse, l'agent 007 est en bien mauvais état, et même déclaré disparu par les autorités. Pourtant, suite à l'attaque du QG des services secrets britanniques, James Bond revient sur le devant de la scène pour affronter le très mystérieux Raoul Silva...



Hana est une étudiante sans histoires. Elle fait la connaissance d'un jeune homme mystérieux sur les bancs de la fac. Ils s'apprivoisent l'un et l'autre et finissent par tomber amoureux, malgré un lourd secret : c'est un homme-loup qui a été élevé à l'écart des hommes par peur de représailles. Deux beaux enfants naissent de cette union, Yuki et Ame.
A la mort de son mari, Hana se retrouve seule pour élever ses enfants et est contrainte de quitter la ville pour se cacher des hommes intolérants...



Monsieur Oscar est drôle de bonhomme. Tantôt banquier, tantôt monstre ou même vieille clocharde russe...il change de personnages comme on change de costume, se travestit et saute à corps perdu dans ses différentes identités.
Monsieur Oscar se rend en fait à des "rendez-vous" où il endosse chaque fois une nouvelle identité, un nouveau rôle que l'on attend de lui, pour une scène ou pour un film sans doute... 
Mais qui sont ses commanditaires, quelles performances veulent-ils de lui et où sont les caméras qui le filment... ?
 


David Wosniak est un ado attardé de 40ans. Il n'est jamais à l'heure à son boulot, sa famille et sa petit amie ne peuvent pas compter sur lui; pour couronner le tout, il est criblé de dettes et doit de l'argent à de mauvaises fréquentations...un matin, on lui annonce qu'il est le père de 533 enfants, issus de dons de sperme faits des années plus tôt ! Deux choix s'ouvrent à lui : disparaître ou assumer une nouvelle vie...



Ancien boxeur, Ali vit de petits boulots et de menus larcins. Un peu paumé, il hérite de son fils de 5 ans qu'il connait à peine. C'est une brute épaisse, un peu "cassos" sur les bords qui a du mal à exprimer ses sentiments. Il descend à Antibes chez sa soeur pour trouver une vie meilleure, au soleil. 
De son côté, Stéphanie est une jolie fille qui teste sa séduction auprès d'hommes inconnus dans les discothèques du coin. Elle est dresseuse d'orques au Marineland et perd ses jambes dans un accident de travail. Ces deux là vont se rencontrer, s'apprivoiser et se sauver l'un et l'autre...



Au cours de l'été 1965, sur une île loin de la "civilisation", Suzy et Sam, pré-ados tombent follement amoureux. Ils décident de s'enfuir ensemble et échafaudent un plan pour échapper à une famille décalée (pour elle) et à un camp de scouts (pour lui). Pendant que toute l'île part à leur recherche, une terrible tempête s'abat sur la communauté...


10- Le prénom

Vincent (Patrick Bruel) va devenir papa pour la première fois. A l'occasion d'un diner chez sa soeur et son beau-frère, il annonce la bonne nouvelle ainsi que le prénom qu'il a choisi. Cela mettra le feu aux poudres dans ce huis clos familial et désopilant. Règlements de compte et vieilles rancoeurs ressurgissent alors; chacun en prendra pour son grade...


11- Hunger games

Chaque année, la nation de Panem oblige ses douze districts à lui livrer une fille et garçon, pour les faire s'affronter dans une lutte à mort. Ces jeux du cirque revisités sont l'occasion d'exercer un pouvoir et d'opprimer le peuple. Katniss Everdeen prend la place de sa soeur et se retrouve contrainte à lutter pour sa survie. Il n'y aura qu'un seul vainqueur dans ses 74èmes Hunger Games...


Pour finir, j'aimerais citer 2 films que je n'ai pas encore vu en 2012 mais que je suis sûre d'aimer : Hobbit de Peter Jackson et Argo de Ben Affleck. J'essayerai de ne pas trop dépasser sur 2013...

13 films donc à signaler pour 2012. Ca vous laisse quelques belles soirées de cinéma en perspective ?!

Bonnes séances !

 

lundi 17 décembre 2012

Chroniques musicales #6

C'est la semaine de mes chroniques musicales. La plupart des albums présentés datent déjà de quelques mois mais pourquoi ne pas faire une petite piqûre de rappel ?!
 
Aujourd'hui, je vous présente une nouvelle artiste de talent, MAI LAN
A vos écouteurs !

Vous connaissez forcément Mai Lan (prononcez " maille laine" pour ne plus passer pour un imbécile !). Vous avez sûrement déjà fredonné son tube "Easy" ! Ca ne vous dit rien ? mais si...c'est la bande son de la pub SFR qui tourne en boucle partout.


Ca y'est ?
Qui est donc cette jolie jeune femme ? Mai Lan est française (cocorico !), fille du graphiste Kiki (Christian) Picasso et soeur du réalisateur Kim Chapiron. Elle a d'ailleurs signé un drôle de titre "gentiment je t'immole" dans son film "Sheitan" en 2006.


Elle est également styliste et possède une marque de vêtements colorés et ethniques, BEZEM Y MAILAN, avec une copine à elle.
www.bezemymailan.com


Voici le premier album de la belle brune, dans une pop qualifiée d'"indie" pour ses influences ethniques. Si vous connaissez Hindi Zahra, vous pourrez comprendre dans quel univers évolue Mai Lan.
Surréaliste, dejantée, "faite maison" et très colorée, la pop de Mai Lan pourrait ressembler à un grand pachwork "tricoté main" !
Prometteur pour la suite... 
 
   le clip déjanté d'"easy"


 "Mon petit amoureux", deuxième single à signaler.

 le myspace de Mai Lan


Bonne écoute !

 

samedi 15 décembre 2012

Chroniques musicales #5

Tiens, cela fait longtemps que je n'ai pas rédigé de chroniques musicales...
Je profite de l'occasion d'une petite présentation de mes derniers coups de coeur à mes chers collègues pour les retranscrire ici.

Au menu de ce premier épisode, deux jeunes femmes bourrées de talent : Emily LOIZEAU et Emilie SIMON.


Emily LOIZEAU "Mothers and tygers" 
(2012)

C'est déjà le 4ème album de la jolie française. Les 3 premiers avaient également cartonné et je ne doute pas de l'accueil qui sera fait à celui-ci.

Emily Loizeau a un père français et une mère anglaise. Elle navigue entre ses deux nationalités et ses deux langues avec aisance. Après avoir remporté des prix (prix Constantin en 2009) et participé à des BOF (Gainsbourg, vie héroïque), elle continue son bout de chemin brillant avec un album raffiné qui passe en boucle, je l'avoue, sur ma chaîne !

"Mothers and tygers" semble être animé d'une énergie folk et poétique. Un fil rouge se déroule tout au long des titres qui s'enchainent avec fluidité et délicatesse. On embarque aisément dans son voyage en s'imaginant dans les montagnes et dans des bois enchantés.

A noter que 4 des 15 titres proposés sont des poèmes mis en musique, inspirés par le poète britannique William Blake.

J'aime beaucoup son univers poétique et graphique très marqué. N'hésitez pas à visionner l'ensemble de ses clips. 

"Tygers"      

"Je suis le tigre de la montagne / Le prince des bois /Je sens mon âme qui s'éloigne / Qui tremble de froid.
Toi la Blafarde, la Visage Pâle / Colore-moi /De peinture rouge, de brou de noix / Pour ce combat."

   "Vole le chagrin des oiseaux"

"Vole le chagrin des oiseaux / vers la ville de Homs et ses lambeaux / Vole le chagrin des oiseaux / quand l'hiver enneige nos plateaux / Comme elle est raide la corde / comme elle est haute / la cime de l'arbre dans le ciel blanc."

Emily Loizeau 
vous pouvez écouter l'album sur Deezer




Emily Loizeau possède beaucoup de points communs avec la deuxième artiste que j'aimerai vous présenter, Emilie SIMON. Outre leur prénom (!), elles sont toutes deux pianistes, animées d'une belle énergie créative, possèdent leur propre univers, et aiment les expérimentations sonores.


Emilie Simon "Franky knight" 
(2012)


Emilie Simon collectionne les récompenses. Après un premier album éponyme, Victoire de la Musique 2004, elle signe la BOF de "la marche de l'empereur", qui lui vaut une seconde Victoire en 2005. 

"Franky Knight" est le 5ème album de la jeune française. Très personnel, il évoque l'hommage que rend la chanteuse à son amoureux, décédé en 2009 d'une infection pulmonaire (H1N1).
- elle signe également la BOF de "la délicatesse" de Foenkinos en 2011, sur le deuil amoureux -

Emilie Simon est classée dans la catégorie "électro pop" puisqu'elle mélange des riffs électro à des influences contemporaines.

Reine de l'expérimentation sonore, elle a inventé un drôle d'instrument, porté sur son bras en concert, qui lui permet de modifier sa voix ou d'obtenir des sons métalliques. On peut aisément la comparer à l'univers de Camille ou de Bjork selon moi.


Emilie SIMON


   "Mon chevalier"

You took my soul / away with you
the night you went / you gave me yours...


"Franky's princess"  

Tell me why I'm still here / When you're not, what's the deal? / I'm still your princess / Still your princess
I don't want you to go / I try so hard but I miss you so / I'm still your princess / Still your princess


vous pouvez écouter son album sur deezer


Soutenez ces deux artistes talentueuses et n'hésitez pas à les voir sur scène pour de belles rencontres.


Bonne écoute ! 


mercredi 12 décembre 2012

et vous, que faites-vous le 12/12/12 ?


Aujourd'hui nous sommes le 12/12/12. Bizarrerie du calendrier et parfois signe de bonheur/malheur pour certains.


Nous fêtons aujourd'hui les 50 ans (pile !) de l'émission télé cultissime "Bonne Nuit les Petits". Diffusée pour la première fois le 12 décembre 1962 sur la première chaine, elle a accompagné le sommeil de nombreux bambins jusqu'en 1973. 


L'émission de 5 mns est destinée à indiquer "l'heure du dodo" aux enfants avant le journal télévisé des parents. Nounours rend visite à Nicolas et Pimprenelle (au départ P'tit Louis et Mirabelle) chaque soir, leur raconte une histoire et le marchand de sable peut enfin passer.

"Bonne nuit les petits et faites de beaux rêves..." 
culte je vous disais !

Plus récemment, l'hommage de Garnier et Santou, dans l'émission "On ne demande qu'à en rire". 



Aujourd'hui, nous sommes le 12/12/12 et la planète entière se prépare à le fêter dignement. Certains pousseront un grand cri à 12h12 dans le village de La Douze, d'autres joueront au loto pour 12 millions d'euros avec la Française des Jeux, d'autres encore ont décidé de se marier ce jour, puisqu'il est symbole de chance et d'amour en Asie.


C'est également le jour où de nouvelles chaînes gratuites verront le jour sur la TNT. En effet, 6 nouvelles chaînes débarquent aujourd'hui pour se faire une place au soleil : ciné et séries sur HD1, sport sur l'EQUIPE 21, famille sur 6TER, diversité sur NUMERO 23, documentaires sur RMC DECOUVERTE, et spéciale femmes (!) sur CHERIE 25.
On n'a pas fini de zapper...


Pour moi et pour un paquet d'afficionados, le 12/12/12 signifie la sortie du très attendu "Hobbit" de Peter Jackson.


Après avoir tant aimé la trilogie du "Seigneur des Anneaux" (issue des romans de J.R.R. Tolkien), j'ai hâte de découvrir cette nouvelle saga. Cet opus sera le premier d'une nouvelle trilogie. Les deux épisodes suivants seront projetés en 2013 et 2014.
A l'honneur cette fois, l'aïlleul de Frodon, Bilbon Sacquet, découvert dans le premier roman de Tolkien. Ca promet de belles aventures ! 
Attention, la plupart des cinémas projette ce film en 3D. J'espère pouvoir le voir en VO, pour écouter les elfes et les nains dans leur langue originale !




Passez un bon 12/12/12 !





samedi 8 décembre 2012

Comme des frères


La séance du jour a pour nom "Comme des frères", premier film d'Hugo Gelin (petit-fils de Daniel Gélin)  qui a déjà reçu 4 prix lors des festivals du film de la Réunion et de Sarlat 2012.

Un film de potes qui met en scène Nicolas Duvauchelle, François-Xavier Demaison, Mélanie Thierry et Pierre Niney "de la comédie française". Je n'ai jamais compris pourquoi on ajoutait systématiquement aux noms "de la Comédie Française" ou "de l'Académie Française" comme si ces deux termes étaient collés à vie à leurs interprètes, et les qualifiaient !


L'histoire :
Charlie est une jeune femme pleine de vie. Elle a su s'entourer d'amis fidèles, et parmi eux Boris, Elie et Maxime, que tout oppose. Charlie disparaît en laissant un grand vide derrière elle. En dernier hommage, ses trois amis décident de partir ensemble en Corse, pour un voyage qu'ils avaient programmé avant sa mort.


Mes impressions
Les comédies françaises me laissent souvent un peu perplexes...pas toujours très abouties, souvent dans les clichés et les bons sentiments, et manquant totalement de crédibilité. Voici le contrepied de ce à quoi je m'attendais : "Comme des frères" est une jolie petite comédie sympathique, et qui surtout ne se prend pas au sérieux. Ce n'est certes pas le film de l'année mais il reste tout de même très attachant.

Les 3 rôles masculins sont interprétés avec brio par Nicolas Duvauchelle, François-Xavier Demaison et un petit nouveau venu, Pierre Niney. Ils se glissent dans la peau de trois générations d'hommes qui s'affrontent, ne se comprennent pas et se détestent : Boris, le quarantenaire bien accompli, enrage contre la désinvolture du plus jeune, Maxime. Elie, la trentaine, quant à lui surnage entre les deux extrêmes; Tantôt homme-enfant, tantôt adulte perdu, il a du mal à savoir où il en est de sa propre existence.
Ces trois hommes que tout oppose se retrouvent embarqués malgré eux dans un road trip autour de leur amie commune Charlie (Mélanie Thierry) qui vient de mourir. Ils laissent alors de côté leur ressentiment pour cet ultime voyage et finissent par s'apprivoiser complètement.


Le film navigue entre le voyage vers la Corse à proprement parler (et ses incartades / détours assez réjouissants) et des flashbacks utiles pour retracer leur histoire commune. 
On comprend ainsi comment ils se sont rencontrés et quels liens les unissent à Charlie : amie, soeur, ex-amante et confidente, chacun entretient une relation forte avec celle qui s'est éteinte. L'émotion ressentie n'est pas feinte, elle nous parvient entière et sincère. Servi par une bande son signée par Revolver, le groupe pop français, le road movie est impeccable et poignant.


A noter la présence furtive de Cécile Cassel, Micheline Presle et Florence Thomassin en "éléments féminins de décor" mais c'est avant tout un film d'hommes, avec de beaux rôles masculins. Le seul rôle féminin est détenu par Mélanie Thierry, impériale, au centre de ce trio masculin. On aimerait être à sa place et avoir ses amis fidèles et dévoués. Ces quatre là s'aiment d'un amour sincère mais jamais tendancieux.

On passe aisément du rire aux larmes. Les dialogues sont plutôt bien ficelés, en évitant de tomber dans le pathos lié au thème du deuil. De vrais moments de comédie et de tranches de rigolade allègent un peu le propos.

l'équipe au grand complet, avec son réalisateur Hugo Gélin.

Un joli film donc que vous pourrez certainement découvrir lors d'une soirée tv, un dimanche soir...n'hésitez pas à vous laisser embarquer !



la bande annonce pour vous convaincre.



bonne séance !




mercredi 5 décembre 2012

La chanson du mercredi #11


La chanson du jour sera un peu disco, un peu folle, un peu incroyable, un peu techno, très drôle et résolument parée de sa plus belle chorégraphie! 


"Let's have a kiki" des Scissor Sisters sort sur leur dernier album "Magic hour" (2012). Alors munissez-vous de vos plus beaux collants...c'est parti !


à regarder en très grand format bien entendu !


Les New Yorkais Scissor Sisters sévissent sur les dancefloors depuis 2001. Ouvertement gays, leur nom de scène viendrait même d'une position sexuelle lesbienne "dead lesbian and the fibrillating Scissor Sisters". 
Le ton est donné !


Magic hour est le 4ème album du groupe, après Scissor Sisters (2004), Ta-dah (2006) et Night work (2010). Leur musique est un mélange de glamrock, de pop, de disco et de dance.
Ma préférence va vers leur premier album, avec les tubes Laura ou Filthy/Gorgeous, etc... mais je dois dire que ce "kiki" me plait énormément.





Qu'est-ce que ça veut dire ? 
Le leader Jake Shears avoue de lui-même que la plupart de ses titres ne veulent pas dire grand chose.
Dans une interview accordée au site "let it sound", il déclare en riant "oui oui (c'est normal de ne rien comprendre à la chanson let's have a kiki) c’est de l’argot new-yorkais utilisé par les drag-queens. C’est une réunion de deux personnes ou plus, n’importe où… Mais la signification en français de kiki, je ne la connaissais pas..."
C'est donc une ode à la fête, et un véritable mode d'emploi pour réussir un parfait "kiki" !


Si vous avez l'occasion de les voir en concert, je pense que c'est à ne pas manquer. Pour plus d'infos, le site internet des Scissor Sisters.




Les paroles de la chanson :

Hey, I'm calling you back
Uh, she's been a bitch tonight
And by bitch I mean this rain
No cab, nowhere
So I had to put on the wigs, and the heels,
And the lashes and the ear
And take the train to the club

And you know the mta should stand for mother fucker touching my ass

So then I get to the club looking like a drowned harassed rat
And greeted not by miss rose at the door,
But our friend, johnny 5.0
Yes honey, the nypd shut down the party!

You know before me

I don't even know it's kiki!
So I hope you're up, girl,
Cause we are all coming over
Lock the doors, lower the blinds
Fire up the pop machine and put on your heels
Cause I know exactly what we need!
Let's have a kiki
I wanna have a kiki!
Lock the door, all right!
Let's have a kiki, mother fucker
I'mma let you have it
I wanna have a kiki
I wanna have kiki night
We're gonna serve,
And work and turn, and honey

The kiki is a party for calming all your nerves

We're spilling tea and dishing just deserts when they deserve.
And though the sun is rising, if you may choose to live
So shave that lid and will I wear the turn to your own weed

Let's have a kiki

I wanna have a kiki!
Lock the door, all right!
Let's have a kiki, mother fucker
I'mma let you have it
Let's have a kiki
I wanna have a kiki tonight
We will gonna serve,
And work and serve and turn, and honey
Oh, what a wonderful kiki!
This kiki is marvelous!
Kiki, so, so
We, we, no no!
Kiki, so, so
We, we, no no!
Kiki, so, so
We, we, no no! 



Preuve s'il en fallait une que "Let's have a kiki" est déjà un tube, la série US Glee lui rend hommage dans une version...bien plus "comédie musicale". L'originale est meilleure selon moi, mais avec la très tendance Sarah Jessica Parker, c'est déjà un carton !




D'autres montages/hommages ont été fait :

- mon préféré avec toutes les icônes gays 
http://vimeo.com/44408065

- chez les Simpson
https://www.youtube.com/watch?v=zn8mma3b-UQ

- chez les affreux de Disney
https://www.youtube.com/watch?v=2mE4zpO5tm0



Déhanchez-vous !! 



lundi 26 novembre 2012

"La Chasse", mon dernier coup de coeur ciné

Cette semaine, un film m'a tourneboulée.

Cela faisait bien longtemps qu'une séance ciné de m'avait pas émue à ce point. Cette émotion, c'est le film danois "la Chasse" de Thomas Vinterberg, qui me l'a procuré.

Le réalisateur de Festen (1998) revient avec un film poignant qui a obtenu plusieurs prix, dont le prestigieux Prix d'Interprétation Masculine pour Mads Mikkelsen, au dernier Festival de Cannes.



L'histoire :
Au sein d'une petite communauté danoise, Lucas est un quarantenaire bien intégré. Il traverse un divorce un peu pénible mais peut compter sur sa bande d'amis chasseurs, son travail au jardin d'enfants, son fils adolescent et même sur sa nouvelle petite amie.
Pourtant, cette vie tranquille va être pulvérisée par un mensonge d'enfant. Un soupçon de pédophilie pèse sur Lucas et va faire éclater la paisible communauté. Suspicion, délation, violence et perte de la dignité humaine, les plus viles comportements humains vont bientôt faire surface et s'abattre sur Lucas...


Mes impressions :
Je le disais en préambule, rares sont les films qui me marquent à ce point. J'ai pourtant éprouvé une émotion forte et sincère qui m'a tenaillé pendant toute la séance. J'étais complètement happée par les images et l'ambiance de ce très beau film.
Le sujet est bien-sûr très difficile mais est sauvé par la simplicité qui le traverse. Le réalisateur nous plonge d'abord au coeur d'une communauté paisible et bienveillante. Les images du Danemark sont magnifiques avec des paysages plongés dans le brouillard, des plans très longs de feuilles dans la forêt et du temps qui passe. La lumière et la musique sont très travaillés et contribuent à cette atmosphère splendide.

Puis vient le drame. Un malaise s'installe avec la déclaration d'une petite fille qui ne mesure pas l'étendue de la bombe qu'elle vient de jeter. D'abord le doute puis la certitude que Lucas est coupable au yeux de tous. L'acharnement et le lynchage public deviennent insupportables. Là où les amis d'antan étaient des soutiens, toute la communauté se ligue contre le père de famille et même son enfant. 


Le réalisateur a eu l'intelligence de ne pas faire douter le spectateur de la culpabilité de son personnage principal. L'injustice de la situation nous fait prendre parti pour cet honnête homme alors qu'un léger soupçon aurait mis le public très mal à l'aise, ne sachant pas qui croire.

On assiste, impuissants, à la déchéance de Lucas et à sa mise au ban de la société. Très peu d'éléments nous sont donnés sur l'enquête ou les interrogatoires menés. Cela contribue à resserrer l'intrigue autour de Mads Mikkelsen, impérial mais broyé par un système qui se met en place. C'est comme un virus contagieux qui se transmet au fur et à mesure et qui rend fou les gens qui l'entourent.



J'ai vu des critiques sur d'autres sites qui ne comprenaient pas la réaction du personnage principal. Pourquoi se laisse t'il sombrer ? Je trouve au contraire sa réaction plutôt saine et crédible pour un homme qui perd complètement pied. Je n'aurais pas compris qu'il soit agressif ou revendicatif après l'avoir présenté comme un homme simple et bon.

Bien que peu connus, les acteurs choisis sont excellents. Mads Mikkelsen en premier lieu bien-sûr. Il offre une représentation impeccable et crédible d'un père de famille brisé par la rumeur. Je l'avais déjà adoré en sombre méchant aux larmes de sang dans Casino Royale (2006), incroyable dans Le guerrier silencieux (2009) et Pusher, remarquable dans Coco Chanel & Igor Stravinsky (2009). Bref, Mads Mikkelsen, que l'on suit depuis un moment, obtient enfin une reconnaissance internationale, largement méritée.

Son fils, Markus (Lasse Fogelstrom) est lui aussi impressionnant de vérité. Il est à la fois attachant et révolté, avec un jeu très juste. 


Enfin, la petite Klara (Annika Wedderkopp), cause de toute ces allégations, est bouleversante de fragilité. On comprend aisément les mécanismes qui se mettent en place et comment toute la machine s'emballe.


J'avais un peu peur d'une fin bâclée en voyant comment se profilait la chute. Finalement, Thomas Vinterberg clôt son film de manière magistrale, sans que je ne l'ai vu venir. Bravo !  

On a bien-sûr envie de protéger les enfants en prêtant une oreille attentive. Mais cette attention est parfois pervertie par des réactions adultes, interprétant des phrases d'enfants innocentes. Ce film m'a beaucoup fait réfléchir et m'a interrogé sur mes propres réactions dans un contexte similaire. Difficile de ne pas laisser remonter nos instincts les plus bestiaux et animaux quand on se sent attaqué. Difficile également de rester justes quand un enfant est en danger...
Pourtant, les circonstances sont parfois faussées et totalement hors de contrôle.

 la bande annonce en VOST

Je reverrais ce film juste et très émouvant dès que j'en aurais l'occasion...


Et vous ? avez-vous tenté l'expérience ? 


 

jeudi 22 novembre 2012

Twilight 5, la bataille finale


Mon coeur de midinette l'a à nouveau emporté : je suis allée voir "Twilight 5" ! Difficile de ne pas succomber à l'envie de voir le dernier épisode quand on a lu tous les livres et vu tous les films précédents ! Je persiste et je signe, sans être une inconditionnelle, j'avoue avoir suivi de près la saga des vampires de Stephenie Meyer.

L'aventure Twilight a débuté en 2005 (j'étais alors beaucoup beaucoup plus jeune !). La saga se compose de 4 romans "Fascination" (2005), "Tentation" (2006), "Hésitation" (2007), "Révélation" (2008) et de 5 films puisque le dernier tome a été scindé en 2.


On est d'accord, Twilight est rangé dans la catégorie "roman pour ados". Malgré tout, ne dénigrons pas ce genre de littérature (un peu facile c'est vrai), puisqu'il a permis à des millions de gens (ados et pas que...) de dévorer des livres. Bien avant l'adaptation cinématographique et la déferlante boutonneuse "RobPat" (Robert Pattinson), les romans ont connu un succès planétaire et sont écoulés à des millions d'exemplaires. Belle performance de Stephenie Meyer, l'auteure américaine, qui signait là son premier roman !

Une petite piqûre de rappel pour ceux qui seraient passé à côté de la saga du désir interdit (en VF) : l'histoire raconte la rencontre puis l'amour interdit d'une humaine (Bella Swan) et d'un vampire romantique et gentil (Edward Cullen). Les complications arrivent avec l'hésitation perpétuelle de Bella entre son amour pour Edward et son amitié amoureuse avec le musclé loup garou Jacob !

La figure du triangle amoureux n'est pas nouvelle en littérature ou au cinéma. Bella hésite pendant 3 tomes entre ses deux prétendants, un vampire et un loup garou !

L'histoire :
Bella Swan (Kirsten Stewart) a enfin épousé son vampire Edward Cullen (Robert Pattinson) dans l'épisode précédent. Le jeune couple a donné naissance à leur premier enfant Renesmée, mais Bella a failli y perdre la vie. Pour survivre, elle a dû devenir vampire à son tour et affronter de nouveaux désirs et pulsions d'appel du sang. Renesmée n'est ni vampire ni humaine mais plutôt un mélange des deux. Cela intrigue beaucoup les Volturi, famille régnante de vampires, qui y voit là un danger pour leur race. Les Cullen vont devoir faire appel à tous leurs alliés pour éviter une mort certaine...

Mes impressions :
C'est la tradition, je vais voir ce genre de bluette adolescente avec mes copines bibliothécaires. Ce n'est pas tellement pour se dédouaner mais bien pour établir une sorte de rendez-vous, de rituel entre filles ! Et bien cette fois-ci, je me suis sentie vieille !
Toute la première partie du film est plutôt longue, comme une sorte de clip vidéo gigantesque mettant en scène les premières fois du jeune couple Edward/Bella. L'honneur est sauf, ces jeunes gens ont attendus d'être mariés pour se vautrer dans la luxure ! Ensuite viennent les premières expériences de Bella en tant de "nouveau né" vampire, ses premières chasses, découverte de ses pouvoirs et possibilités, ainsi que leur installation dans une nouvelle maison.
Je n'ai pas été convaincue par les effets spéciaux, notamment par le visage de la petite fille Renesmée, retravaillé à l'ordinateur. Le résultat était vraiment affreux, on aurait dit Chucky !

Le couple star à la ville comme l'écran Stewart/Pattinson. Ils ont porté à eux seuls toute la saga depuis 4 ans.

La deuxième partie est bien plus palpitante. Les Cullen font appel à leurs alliés du monde entier pour se protéger de leurs ennemis, les Volturi. Là, on découvre de bien étranges êtres que l'on avait découvert dans les romans de Stephenie Meyer. L'un contrôle les éléments, un autre fait voir ce qu'il veut à ceux qui l'entourent, etc...
La bataille finale est assez jouissive avec tous les ingrédients d'une bonne bagarre : des têtes tranchées, des morts dans chacun des camps, des personnages principaux sacrifiés, ...Je ne dévoilerais pas la chute pour éviter de spoiler une fin explosive ! Ma mémoire me fait défaut, et je ne me souviens plus si la fin du roman était identique. Peu importe finalement, celle-ci est réussie, et clôt avec panache la grande saga des Twilight.

Le clan des "yeux rouges" en pleine préparation d'un plan de bataille.

Pour conclure sur cet ultime opus, oubliez votre cerveau et laissez-vous gagner par l'émotion de vos 15 ans !! Bon, l'ensemble est franchement longuet, je ne vois pas bien l'intérêt de deux films (à part économique bien sûr !) pour clore le chapitre.

Si vous avez suivi les épisodes précédents, vous pourrez vous laisser tenter par ce chapitre final, dans le cas contraire, inutile de perdre votre temps !

la bande annonce en VOST.



Bonne séance !