vendredi 28 septembre 2012

Jolie Jolene...


Parlons un peu littérature aujourd'hui, voulez-vous ?!

J'ai une charmante collègue qui travaille en section jeunesse. Elle se charge pour moi de lire à peu près toute la production éditoriale pour jeunes et ados, et ne me mets entre les mains que la quintessence de ce qui se fait. 
Sympa, non ?! 
Grâce à elle, j'avais notamment découvert la série Twilight (supérieure aux films adaptés au cinéma à mon avis) et plus récemment les Hunger Games que j'avais dévoré...

Aujourd'hui, je vous parle d'un nouveau roman qui fait fureur sur les blogs en ce moment : il s'agit de "Jolene" de Shaïne Cassim. Attention, ne vous faîtes pas avoir, il s'agit d'un prénom à prononcer à l'américaine, soit "Djoline" ! Quand même, c'est un coup à passer pour un ringard auprès de la bonne société ...




L'histoire
Aurélien est un jeune homme qui s'ennuie au lycée et dans sa propre famille. Il plait aux filles mais les jette comme de vulgaires kleenex. La musique est la seule chose qui semble le passionner, notamment le jazz et les folksingers comme Bob Dylan et Ray LaMontagne. A l'occasion d'un concert, il fait la rencontre de Jolene, une jeune américaine qui chamboule toute sa vie. Ils s'aiment à en perdre la raison mais la vie est parfois cruelle...

Mes impressions :
Ce roman fait la part belle aux ambiances et au monde de la musique. On navigue entre concerts et salles obscures où se mêlent whisky, cigarettes et vieux blues. L'ensemble est crédible et devrait même, selon moi, être vendu avec une playlist à passer en fond sonore.

La première partie nous présente l'univers d'Aurélien, jeune parisien imbu de lui-même, que l'on aimerait baffer. Elle m'a semblé longue et plutôt poussive.

La seconde partie quant à elle décolle réellement à la rencontre des deux protagonistes, Aurélien et Jolene. Loin d'être un roman d'ado mielleux, l'auteur nous emmène explorer l'amour-passion, celui qui rend heureux et euphorique. C'est également celui qui fait peur et qui peut rendre fou deux amants.
Aurélien est perdu dans sa représentation de l'amour; ses propres parents sont loin de s'aimer et il balance entre un père qui part avec une maitresse puis revient, et une mère qui laisse faire...on nous parle également de l'amour protecteur d'Aurélien envers son frère et de celui qu'il éprouve envers une parfaite inconnue qu'il recueille alors qu'elle est au plus mal.

Jolene est à l'opposé des gens qu'Aurélien côtoie habituellement. C'est une jeune femme remplie d'énergie, franche, abrupte, qui revendique presque violemment sa liberté. Ces deux-là tombent follement amoureux mais un drame peut survenir quand on l'attend le moins. C'est là que l'amour fait le plus mal, quand il faut gérer l'absence et le dégout de soi...

"Jolene" est un joli roman qui se lit assez rapidement. Je le conseille aux jeunes adultes et à ceux qui aiment les belles histoires d'amour un peu tristes...

Un court extrait :
"elle me fait un clin d’œil, je rigole, on se comprend, on se connaît depuis des siècles. On attendait juste de se croiser un soir (...). Mon ventre bat la chamade tellement j'ai envie de l'embrasser. Plus qu'un centimètre avant d'atteindre sa bouche mais tout s'arrête, elle s'écarte. Elle me pousse contre le mur, retire son chapeau et me dit dans un souffle : Non, le cow-boy, c'est moi. Et c'est elle qui m'embrasse."


la chronique de ma collègue Bouma


et pour finir, la version "Jolene" de Ray LaMontagne :



+ les paroles (lacoccinelle.net) pour chanter à tue-tête :

Cocaine flame in my bloodstream
Les flammes de la cocaïne dans mes veines
Sold my coat when I hit Spokane
J'ai vendu mon manteau en arrivant à Spokane
Bought myself a hard pack of cigarettes in the early morning rain
J'ai acheté un paquet (rigide) de cigarettes sous la pluie matinale
Lately my hands they don't feel like mine
Depuis peu, mes mains, ne semblent plus être les miennes
My eyes been stung with dust, I'm blind
Les yeux piqués par la poussière, je suis aveugle
Held you in my arms one time
Je t'ai pris dans mes bras déjà
Lost you just the same
Ca ne m'a pas empêché de te perdre

Jolene
Jolene
I ain't about to go straight
Je ne suis pas près de m'assagir
It's too late
C'est trop tard
I found myself face down in the ditch
Je me suis retrouvé la tête dans le caniveau
Booze on my hair
De la bière dans les cheveux
Blood on my lips
Du sang sur les lèvres
A picture of you, holding a picture of me
Une photo de toi, tenant une photo de moi,
In the pocket of my blue jeans
Dans la poche de mon jean
Still don't know what love means (x2)
Je ne sais toujours pas ce qu'est l'amour [ce que l'amour signifie]
Jolene
Jolene

Been so long since I seen your face
Il y a si longtemps que j'ai vu ton visage
Or felt a part of this human race
Ou que je me suis senti faire partie de la race humaine
I've been living out of this here suitcase for way too long
J'ai vécu trop longtemps cette valise à la main [vécu de cette valise]
A man needs something he can hold onto
Un homme a besoin de quelque chose à quoi se raccrocher
A nine pound hammer or a woman like you
Un marteau de 9 livres (4, 5kg) ou une femme comme toi
Either one of them things will do
L'un des deux fera l'affaire

Jolene
Jolene
I ain't about to go straight
Je ne suis pas près de m'assagir
It's too late
C'est trop tard
I found myself face down in the ditch
Je me suis retrouvé la tête dans le caniveau
Booze in my hair
De la bière dans les cheveux
Blood on my lips
Du sang sur les lèvres
A picture of you, holding a picture of me
Une photo de toi, tenant une photo de moi,
In the pocket of my blue jeans
Dans la poche de mon jean
Still don't know what love means (x2)
Je ne sais toujours pas ce qu'est l'amour [ce que l'amour signifie]
Jolene
Jolene




jeudi 27 septembre 2012

"Populaire"...et fier de l'être !


Mon cinéma préféré m'a de nouveau convié à une séance découverte "en aveugle". Le principe est simple, il s'agit de voir un film sans savoir à l'avance ce que ce sera. J'en avais déjà parlé dans un billet précédent.

Cette fois, nous avons vu un film qui sortira fin novembre. Je vous donne les indices que nous avons eu en début de séance :
- film français
- l'interprète féminine principale a reçu le prix du meilleur espoir féminin pour "Le premier jour du reste de ta vie"
- l'autre interprète féminine a reçu le César 2012 pour "The artist"
- l'interprète masculin est l'acteur fétiche de Cédric Klapisch

la charade mystère donne donc : Déborah François / Bérénice Béjo / Romain Duris pour le film...



L'histoire :
Rose Pamphyle (Déborah François) est une jolie provinciale un peu gauche. Pour se sortir de son "trou", elle décide de répondre à une annonce d'emploi afin de devenir secrétaire. L'entretien d'embauche est catastrophique mais son futur patron (Romain Duris) remarque en elle un talent de taille : elle tape à la machine plus vite que son ombre. Il décide de l'inscrire au Championnat de vitesse dactylographique, et devient son entraineur...


LE concours dactylographique qui rassemble la fine fleur des secrétaires...

Mes impressions :
Premier film de Régis Roinsard, je dois dire que le résultat m'a bluffé ! J'ai beaucoup ri et j'ai adoré le traitement de l'intrigue de départ.

Les années 50-60 sont pop, colorées et délicieusement désuètes dans ce film décalé. C'est comme un bonbon acidulé que l'on déguste avec grand plaisir. Le machisme ambiant dans les relations sociales entre hommes et femmes en devient presque charmant, tellement le décalage est grand avec notre époque. 
La seule ambition des femmes d'alors est de trouver un bon mari qui pourra leur acheter une cuisinière dernier cri ! Ici, on traite le sexisme avec beaucoup d'humour, presque du second degré. 
Rose, l’héroïne, souhaite se sortir de sa condition en devenant (comble du glamour) une efficace secrétaire. C'est déjà un grand pas, me direz-vous, de se soustraire à l'autorité de son père pour une jeune fille de son âge. Elle va trouver en son patron Louis Echard un mentor, un père et (on s'en doute rapidement) un potentiel amoureux...

Je tire mon chapeau aux comédiens, excellents dans leurs rôles respectifs. Déborah François interprète avec conviction une jeune femme maladroite et attachante. Elle prend confiance au fil du film et devient même une femme fatale et sûre d'elle.

Rose (Déborah François), championne de vitesse dactylo. Impeccable, jusqu'au bout des ongles !

Romain Duris, quant à lui, nous a déjà joué le rôle de l'amoureux maladroit dans ses films précédents. Cependant, l'alchimie opère et nous convainc facilement. 

Louis Echard (Romain Duris) et Rose Pamphyle (Déborah François) en route pour les championnats nationaux, à la Capitale.

Le troisième rôle est offert à Bérénice Béjo, que l'on n'avait pas revu depuis "the artist". Elle campe la confidente de Romain Duris et va prendre Rose sous son aile, comme une sorte de grande soeur.

Marie Taylor (Bérénice Béjo) touchée par une frêle provinciale aux doigts d'or. Confidente et grande soeur des personnages, elle va les pousser à se poser les bonnes questions.


Miou Miou, Eddy Mitchell, Marius Colucci, et Nicolas Bedos ont été appelés pour des rôles fugaces mais leurs scènes sont efficace et rondement menées.


Pour finir, je conseille ce film à tous les amoureux des fifties et à ceux (celles !) qui adorent les robes / vernis / chaussures de l'époque. La reconstitution des ambiances et costumes d'époque est jouissive. 
Une jolie comédie fraiche et jubilatoire !


Amoureuses des vernis et robes assorties, vous serez conquises !


la bande annonce pour les indécis :




La sortie est prévue pour le 28 novembre prochain...il faudra patienter un peu !
bonne séance !



vendredi 21 septembre 2012

Robot & Frank


En cette journée mondiale de lutte contre la maladie d'Alzheimer, mon sujet est tout trouvé : je vais vous parler du dernier film que j'ai vu, Robot & Frank.

C'est le premier film de Jake Schreier, jeune réalisateur plutôt prometteur. Robot and Frank a été nommé au Festival du Cinéma Américain de Deauville 2012 (catégories Grand Prix et Prix du Jury entre autres) et récompensé au festival de Sundance 2012, en remportant le Prix Alfred P. Sloan.
Il semble que l'idée de départ du film lui soit venue en voyant comment les japonais s'occupaient de leurs séniors...


L'histoire :
Frank (Frank Langella) est un vieil homme acariâtre au passé (glorieux) de cambrioleur. Ses enfants vivent loin de lui. Pour pallier à leur absence, ils décident de lui offrir un "robot de compagnie", sorte d'assistant de vie chargé de maintenir le vieil homme à la mémoire fléchissante, en bonne santé. D'abord réticent, Frank ne pourra bientôt plus se passer de ce "nouvel ami"...


Mes impressions :
Peu de salles aux Etats-Unis et en Europe ont décidé de plébisciter ce premier film de Jake Schreier. C'est bien dommage car pour un coup d'essai, c'est plutôt réussi !

Frank Langella, dont on connait le visage sans forcément l'associer à un grand rôle, est remarquable de justesse. Il incarne un vieil homme qui perd peu à peu ses repères et sa mémoire sans jamais tomber dans le "pathos" ou le misérabilisme. 
Il est touchant dans son mal-être et dans son incapacité à se lier aux autres. Deux êtres réussissent pourtant à trouver grâce à ses yeux : d'abord une bibliothécaire "à l'ancienne" avec des lunettes, un chignon et un goût immodéré pour les vieilles choses  - merci le cliché ! - 

Frank (Frank Langella) et Jennifer (Susan Sarandon), deux âmes solitaires un peu décalées dans le monde qui les entoure.

En second, après des débuts difficiles, son robot qu'il parvient à pervertir et à manipuler pour son bon plaisir. A son contact, Frank revit et se trouve même de nouveaux projets : réaliser un nouveau braquage, séduire la jolie bibliothécaire et pourquoi pas se découvrir une nouvelle jeunesse...


Les deux compères en pleine balade dans les bois : Rien de tel qu'un bon braquage pour se refaire une santé !

Les deux enfants de Frank sont incarnés par James Marsden, vu précédemment dans X-Men et la jolie Liv Tyler dont c'est enfin le grand retour. La belle se fait rare au cinéma depuis son rôle d'elfe dans le Seigneur des Anneaux. Elle a une voix monocorde très désagréable en VO mais je la trouve plutôt bonne actrice malgré tout...

Hunter (James Marsden), le fils de Frank, qui apporte un robot à son père.

Madison (Liv Tyler), la fille de Frank, qui s'inquiète de l'utilité du robot.


Robot and Frank aborde des sujets sensibles avec beaucoup de légèreté. La maladie d'Alzheimer, la vieillesse, notre rapport au temps qui passe et l'opposition de l'humain à la technologie.
On a l'habitude de voir au cinéma des films d'anticipation avec de gros budgets et des voitures volantes. Là, pas besoin de tout cet attirail, la technologie qui envahit nos vies est simplement abordée grâce au robot (simplissime) et à la disparition des livres dans la bibliothèque de Susan Sarandon...remplacés par d'horribles numérisations virtuelles. Les bibliothécaires parmi nous souriront à l'évocation d'un hommage à M. Dewey (père de notre système de classification).


Quelques longueurs sont à déplorer mais l'ensemble tient bien la route. J'ai passé un agréable moment avec ce doux grincheux...


Bonne séance !


dimanche 16 septembre 2012

Killer Joe, sexe et violence sur grand écran


Avec un titre pareil, certains vont passer leur chemin et d'autres seront plutôt curieux ! C'est bien ce qui caractérise le film dont je vais vous parler aujourd'hui. A vrai dire, je ne sais pas trop quoi en penser...

La séance du jour a pour nom Killer Joe. C'est le dernier film de l'étrange William Friedkin, papa notamment du cultissisme Exorciste sorti en 1973.
Le film est une adaptation de la pièce de théâtre du même nom, écrite par Tracy Letts en 1991.


L'histoire :
Chris (Emile Hirsch) doit une grosse somme d'argent à des crapules. Sans le sou, il trouve une combine inespérée en faisant assassiner sa mère pour toucher l'assurance. Rassurez-vous, la mère en question est la pire des raclures et semble bien "mériter" sa peine...
Le reste de la famille est parfaitement d'accord avec ce plan amoral et Chris fait appel à un flic véreux, Killer Joe (Matthew McConaughey) pour effectuer la basse besogne. Ne pouvant le payer avant d'encaisser l'assurance, Dottie (Juno Temple), la petite soeur de Chris, sera utilisée comme "caution" auprès du tueur...

Mes impressions :
Je n'avais rien lu de ce film avant d'y aller mais le résumé me faisait très envie. Je trouvais l'histoire de départ plutôt insolite, et j'avais envie de voir comment le réalisateur allait s'en dépatouiller !

Je ressors de la séance avec des sentiments un peu mitigés : j'ai aimé l'ambiance du film, le traitement décalé des personnages complètement loufoques, et la folie du réalisateur. J'ai été un peu déstabilisée par les scènes de sexe crues et la violence extrême du film mais une fois digéré, cela passe. Par contre, j'ai un sentiment d'inachevé quant au scénario en lui-même dont j'attendais beaucoup...

Le film est interdit aux moins de 12 ans avec un avertissement qu'il ne faut pas prendre à la légère...J'ai le coeur bien accroché mais certaines scènes sont franchement difficiles à encaisser ! Je préfère prévenir les âmes sensibles...

Si le scénario pêche, s'enlise et finit par me frustrer, le casting est lui impeccable. Matthew McConaughey campe un flic ripoux, noir, glacial, violent et cynique. C'est l'Ange Exterminateur qui délivre les mortels de leurs bassesses. 
On le retrouve enfin hors des comédies pour midinettes dans lesquels il s'était jusqu'ici embourbé. Son phrasé saccadé et lent est un peu déstabilisant au départ mais il colle impeccablement à son personnage calculateur et inflexible de Joe "Killer" Cooper.

"L'homme en noir" est un tueur froid et calculateur. N'essayez pas de le doubler ou vous subirez son courroux !

On connaissait la drôle de relation qu'entretenait Friedkin avec la religion (il n'y a qu'à voir son étrange Exorciste). Ici, il oppose l'Ange Exterminateur à la blondeur de l'Ange Rédempteur, Dottie, incarnée par Juno Temple. Elle est naïve, pure et totalement à côté de la plaque. Le Bien et le Mal vont s'affronter et s'imbriquer dans une sorte d'adaptation du conte Cendrillon.

Seul point de lumière dans ce polar noir, la petite soeur Dottie qui souhaite sortir de sa condition.

Chris, incarné par Emile Hirsch, que j'avais adoré dans Into the wild, se débat (littéralement) entre un semblant de moralité et une totale dépravation. Il tente de se sortir de sa situation et de se racheter mais se fait rattraper par ses propres démons.

Le pauvre Chris tente par tous les moyens de s'en sortir avec sa soeur...

La tension du film est poussée à l'extrême jusqu'à l'Apocalypse, dans une scène finale totalement surréaliste. Friedkin nous laisse béats et pleins de questions en suspens, et clôt son film de manière un peu abrupte.
Il y a aussi beaucoup de cynisme et d'humour noir dans cette caricature de la famille américaine, trash et vulgaire.

Un film à conseiller aux amateurs de polars noirs et à ceux qui n'ont pas froids aux yeux...par contre, les âmes sensibles doivent absolument s'abstenir !

 
la bande annonce, plutôt fidèle à l'ambiance du film...

Amusez-vous bien !


mardi 11 septembre 2012

Total Recall...le retour


Mes escapades ciné m'ont conduit tout droit vers le nouvel opus de Len Wiseman, le beau gosse réalisateur californien, qui nous avait déjà offert de gros blockbusters comme Underworld 1 et 2, ou Die Hard 4.



Cette fois, il adapte le succès  SF de Paul Verhoeven sorti en 1990, Total Recall. Ayant beaucoup aimé l'opus original, j'avoue y être allé avec l'angoisse d'assister à un remake raté. Heureusement, la nouvelle version Total Recall, mémoires programmées, ne fait que s'inspirer de son illustre aîné sans tomber dans le piège de la copie conforme...ouf !




L'histoire :
A la fin du XXIème siècle, le monde succombe à un mystérieux virus qui anéantit une bonne partie de l'humanité. Deux îlots de vie subsistent, la Fédération Unie de Grande-Bretagne et la Colonie, basée en (ex-) Australie. Un gigantesque ascenseur relie par le centre de la Terre ces deux mondes, séparés par de grandes disparités économiques et sociales.
Douglas Quaid (Colin Farrell) est un modeste ouvrier à la chaîne, qui s'ennuie ferme dans sa vie monotone. Il rêve d'évasion, de grandes aventures, et finit par pousser la porte de la société Rekall. Elle propose à ses clients de leur implanter des souvenirs alléchants.
Bien-sûr, l'implantation tourne mal et Quaid se retrouve embarqué dans l'aventure qu'il était venu chercher...dans ses rêves les plus fous ! Où est la réalité ? Quaid est-il toujours dans son imagination ? La frontière se brouille dans son esprit et dans le notre...


Douglas Quaid (Colin Farrell) chez la société Rekall.

Mes impressions :

Total Recall n'est pas une oeuvre SF toute jeune : ce conte d'anticipation est sorti de l'imagination du grand Philip K. Dick à qui l'on doit également les excellents Minority Report, Planète Hurlante ou encore Blade Runner. Total Recall est l'adaptation de la nouvelle "We Can Remember It for You Wholesale"("Souvenirs à vendre" en VF) publiée pour la première fois en 1966.



L'histoire est assez similaire puisqu'elle utilise les mêmes personnages et le même "pitch" de départ. Malgré tout, le réalisateur a eu l'intelligence de se séparer de certains détails (le voyage sur Mars, les véritables intentions du gros méchant Cohaagen, ...) tout en gardant les grandes lignes de la trame originale.
Jessica Biel et Colin Farrell tiennent le film de bout en bout, dans une cadence infernale.


Le couple Colin Farrell / Jessica Biel fonctionne assez bien dans ce thriller futuriste et musclé. Le réalisateur s'inscrit volontairement dans un film où l'action a la part belle en reléguant l'intrigue au second plan.
Le premier Total Recall obligeait le spectateur à se triturer les méninges en accentuant la schizophrénie de Quaid. Ici, on vient pour l'action et l'on n'est pas déçu du voyage ! Len Wiseman s'est fait plaisir avec les moyens techniques d'aujourd'hui : la ville est splendide, avec des détails soignés et foisonnants. Cela m'a beaucoup rappelé Blade Runner, avec son ambiance sombre et pluvieuse.

La grosse déception vient des personnages secondaires : Kate Beckinsale veut bien faire...mais elle en fait beaucoup trop ! On sent qu'elle - la femme du réalisateur au passage ! - veut être sur tous les plans et soigne ses postures pour être toujours au top !

Kate Beckinsale - toute en cheveux - est très belle en Lara Croft, d'accord ! elle manque tout de même un peu de subtilité, non ?!

Bryan Cranston, inoubliable père de Malcolm et incroyable dealer dans Breaking Bad, n'est malheureusement pas crédible en gros méchant Cohaagen. Je n'ai absolument pas cru en lui avec sa petite mèche brushée...erreur de casting pour moi.


Quel dommage pour Bryan Cranston, il ne brille pas dans son rôle de conquérant du monde...

Même constat pour Bill Nighy, censé incarner la résistance au coeur du film. Il passe totalement inaperçu, et n'obtient que de rares scènes, bien loin de son talent habituel... 

Pauvre Bill, éclipsé par le testostéronneux Colin Farrell...



Pour conclure, ce thriller futuriste est à conseiller aux amateurs de sensations fortes sur grand écran. Les intellos friands de scénarii alambiqués risquent d'être assez déçus...


Bonne séance !

lundi 10 septembre 2012

LE moka de Marie !


Comme convenu (et après un gros appel du pied!), Marie vous propose de partager sa recette archi-secrète du moka d'amour...bande de veinards !

Je l'ai testé pour vous, chocolat ou café, c'est délicieux !

Pour la recette du "VCC au chocolat"
 
...et bon anniversaire Aurélie !

Pour la génoise
- 5 jaunes d'oeufs que l'on mélange vivement à 100 g de sucre, dans lesquels on ajoute ensuite, progressivement 100g de farine.
- 5 blancs d'oeufs à monter en neige
- mélanger la préparation 2 avec la 1ère
- cuire sur la plaque de cuisson ou dans un moule 

- 10' th. 7
- renouveler pour la deuxième partie de la génoise !

Pour la crème :
- faire fondre 250g de chocolat à pâtisser
- y incorporer 20g de beurre mou
- ajouter 4 jaunes d'oeufs
- monter 4 blancs en neige et ajouter à l'appareil.
 

Trouvez vous des amis et du champagne pour aller avec ! 

Faites-en aussi un peu plus pour réaliser le gouter du lundi de vos marmots !
C'est tout pareil, excepté que la génoise, j'en ai réalisé qu'une et que je l'ai roulée ensuite !
 

Pas bête la mouette !


 

Merci encore Marie :-)
MIAM !


La tarte normande revisitée

Je vous propose aujourd'hui une bonne recette de gâteau du dimanche, digne de nos grands-mères. Je l'ai testé avec des amis hier, et elle a semblé remporter l'adhésion ! Il s'agit d'une tarte aux pommes (en bonne normande que je suis !) mais assez originale puisqu'à mi-chemin avec une tarte au citron meringuée.

La recette vient de ma bible de cuisine, les "pâtisseries maison", de Florence Edelmann (Ed. Marabout). Elle me suit partout et m'a déjà sauvé à de nombreuses reprises !


Voici le résultat :

© les bavardages de Juliette
...et la recette pas à pas, pour une belle tarte :

- 250g de farine
- 30g de sucre
- 1 pincée de sel
- 150g de beurre

- 4 pommes
- 1 citron

- 2 jaunes d'oeufs
- 5 cl de crème
- 50g de sucre

- 2 blancs d'oeufs
- 50g de sucre

1/ Commencer par faire le fond de tarte en mélangeant la farine, le sucre, le sel et le beurre coupé en petits morceaux. Vous devez obtenir une pâte sablée ressemblant à une pâte à crumble. 
Astuce : frotter la pâte dans ses mains pour la réduire en sable. 
Ensuite, ajouter un peu d'eau froide pour former une boule, à conserver au moins 1h au frigo. On peut également la faire la veille.

2/ Après repos de la pâte, l'abaisser  (= étaler) dans un plat à tarte, en la poussant avec les pouces vers les bords. 
Cuire le fond de tarte 25mns, th.5-6 (170°).
Astuce d'Aurélie : mettre la pâte sablée entre 2 feuilles de papier sulfurisé et l'étaler avec un rouleau; c'est plus facile !

3/ Eplucher les 4 pommes et les couper en tranches. Cuire au micro-onde quelques minutes avec le jus d'un citron et un peu d'eau. Couvrir avec du film alimentaire. Les pommes doivent être translucides. Elles prennent un bon goût de citron mais je n'en avais pas suffisamment mis hier...

4/ Recouvrir le fond de tarte avec les pommes en formant une rosace.

© les bavardages de Juliette

5/ Couvrir avec une crème en fouettant les jaunes d'oeufs, le sucre et la crème. Cuire à nouveau 20 mns, th.5 (150°).

6/ Préparer une meringue en mélangeant les 2 blancs d'oeufs restants et 50g de sucre et décorer la tarte à l'aide d'une poche à douille.

© les bavardages de Juliette
© les bavardages de Juliette



























7/ Mettre la tarte meringuée sous le gril du four pendant quelques secondes.

Voilà le résultat :

© les bavardages de Juliette


© les bavardages de Juliette


























  

Bon appétit !
 
Un petit message personnel pour Marie, qui nous a aussi fait un superbe moka : si tu veux nous mettre ta recette ici, je la publierai avec plaisir :-)






jeudi 6 septembre 2012

Aouuuuuhhh vives les enfants loups !


Je pense que les prochains billets de ce blog seront résolument cinématographiques : avec mon déménagement, l'été et les vacances, je n'ai pas vraiment pris le temps de fréquenter les salles obscures...en tout cas pas à mon rythme habituel !

Aujourd'hui, je me suis rendue dans mon ciné préféré en début d'après-midi (pas sur mon temps de travail, rassurez-vous !). J'ai avalé un sandwich, me suis confortablement installée dans mon fauteuil à la séance de 13h30 et regardé les bandes-annonces avant le film. 
A 13h30, un jeudi, et qui plus est un jeudi de reprise pour la plupart des gens, autant vous dire qu'il n'y a avait pas foule !

J'étais même totalement seule !

Dans une grande salle, ça fait vraiment un drôle d'effet d'être seule au cinéma...une charmante dame m'a finalement rejoint juste avant le début du film, et s'est installée à l'autre bout de la salle. La lumière s'éteint et le film commence...ce film, c'est "les enfants loups, Yuki & Ame" du japonais Mamoru HOSODA.

© Eurozoom

L'histoire :
Hana est une étudiante sans histoires. Elle fait la connaissance d'un jeune homme mystérieux sur les bancs de la fac. Ils s'apprivoisent l'un et l'autre et finissent par tomber amoureux, malgré un lourd secret : c'est un homme-loup qui a été élevé à l'écart des hommes par peur de représailles. Deux beaux enfants naissent de cette union, Yuki et Ame.
A la mort de son mari, Hana se retrouve seule pour élever ses enfants et est contrainte de quitter la ville pour se cacher des hommes intolérants...

Mes impressions :
Je n'avais rien lu au sujet de ce film et même pas vu la bande annonce. Je me suis fiée à mon penchant certain pour les films d'animation japonais. Cette fois, le mythique et puissant studio Ghibli (Chihiro, Totoro, etc...) n'est pas aux commandes. Il s'agit du tout petit studio Chizo, créé spécialement pour réaliser ce film d'animation.
J'ai d'abord été un peu décontenancée en revoyant le dessin un peu approximatif de mon enfance (Ken le survivant, Jayce, etc...). Je m'étais tellement habituée au tracé parfait et à la foule de détails d'un film comme Arietty, que les 10 premières minutes m'ont désarçonnées ! Et puis...et puis, je me suis fait totalement happée par cette histoire émouvante !

Dur dur d'avoir des enfants loups à la maison...il ne faut pas être trop attaché à ses meubles !

On suit 13 ans de la vie d'une famille attachante avec des bouleversements et de grandes joies. Hana est une mère courage qui affronte la vie et les évènements avec une philosophie de vie à toute épreuve. La bondissante Yuki mène son frère, le timide petit Ame par le bout du nez. Ils doivent faire face à la perte de leur père, au déracinement complet vers une campagne semblant hostile et surtout aux changements qui s'opèrent en eux, à mi-chemin entre une vie d'homme et une vie de loup.

Les enfants loups apprennent à se débrouiller dans leur nouvel environnement.

Le réalisateur Hosoda signe une véritable ode à la Nature. Partout, elle est luxuriante, généreuse et grandiose. De belles scènes de poursuites ont lieu dans la forêt et dans la montagne pour de jeunes loups avides d'espaces et d'apprentissage.
En grandissant, les enfants loups devront choisir leur vie future. Se cacher du reste du monde, se fondre dans la vie "normale" ou au contraire se tourner vers leur véritable nature.

L'apprentissage de la vie à la campagne, loin de la ville...le temps n'est plus le même.

La particularité des films d'animation japonais est de nous plonger au coeur de la vie traditionnelle. On prend le temps de vivre au rythme de la nature, des récoltes et du temps qui passe. On retrouve de vraies belles valeurs avec la mise en avant de la famille, des amis, du travail, de l'entraide et de l'écoute des anciens, sans tomber dans la rengaine "c'était mieux avant" !

L'émotion est au rendez-vous avec des situations qui n'épargnent pas la famille d'Hana. Mais c'est aussi une belle leçon de courage et d'optimisme qui ne tombe jamais dans le pathos. Un beau film qui fait l'éloge de la simplicité, du temps et du retour à la terre à partager en famille...




la bande annonce du film






Film conseillé à partir de 6 ans sur les blogs...
convaincus ?!




mardi 4 septembre 2012

à la découverte de la baie de Somme...2

Suite de nos aventures en Picardie...

...nous sommes allés à Boulogne-sur-Mer, ville natale de mon conjoint. La ville se partage en deux atmosphères : un port actif où de nombreux commerces se côtoient, et une ville haute, entourée de remparts qui possède une splendide basilique. 
Je vous conseille d'ailleurs la balade sur les remparts de la ville haute où vous surplomberez toute la vallée, à presque 360°...

www.ville-boulogne-sur-mer.fr

© Joël HERBEZ
 
Boulogne sur Mer est surtout réputée pour son aquarium "Nausicaa". Le billet d'entrée est un peu cher à mon sens (17,95 euros par adulte) mais il se justifie par le nombre d'espèces présentes à nourrir et l'entretien dément que l'on imagine...

www.nausicaa.fr

Nous avons passé une agréable matinée, et vu beaucoup d'espèces marines différentes. Une bonne astuce consiste à y aller sur le temps du midi (où il y a moins de monde) et à sortir pique-niquer à l'extérieur grâce à un tampon du parc.
Nausicaa est un parc sympa à découvrir en famille même si j'ai trouvé que les espaces étaient très bruyants (à éviter en période de vacances !).
Dans le même genre, je conseille l'aquarium de Cherbourg et celui de Vannes, plus petits mais tous aussi intéressants...

Quelques souvenirs au passage :


© les bavardages de Juliette


© les bavardages de Juliette


© les bavardages de Juliette


© les bavardages de Juliette


© les bavardages de Juliette



© les bavardages de Juliette
 

© les bavardages de Juliette



© les bavardages de Juliette

Ne me demandez pas le nom des espèces, je n'ai pas tout retenu ! Vous trouverez également dans ce parc aquatique toutes les informations essentielles sur le monde de la mer, l'écologie ou le commerce maritime.


Tentés par la balade ?!

 

lundi 3 septembre 2012

à la découverte de la baie de Somme...


Je vous parlais hier d'une idée we à Jumièges; je vous propose aujourd'hui une autre destination we, la baie de Somme.



Coincée entre le Pas-de-Calais et la Seine-Maritime, vous y trouverez de très belles plages de sable, de jolies villes côtières et un magnifique parc ornithologique, le Parc du Marquenterre.

Nous avons débuté notre périple par St Valéry sur Somme, petit port de pêche où se jette le fleuve "la Somme". 
Une petite astuce pour débuter : je vous conseille de vous garer sur les hauteurs de la ville, là où le parking est gratuit (payant partout en ville). La pente n'est pas trop raide pour le retour, ne vous inquiétez pas !


© les bavardages de Juliette

La promenade est très agréable à l'embouchure du fleuve. Vous pouvez d'ailleurs arpenter des planches jusqu'à la mer. Si vous possédez un bateau (et oui, pourquoi pas !) vous pouvez aussi remonter la Somme et emprunter ses canaux vers l'intérieur des terres.


© les bavardages de Juliette


© les bavardages de Juliette


© les bavardages de Juliette


© les bavardages de Juliette
...il n'ira plus très loin celui-là !
© les bavardages de Juliette
Un petit train est même à votre disposition pour faire un tour, dans un décor digne de l'Orient Express...
St Valéry sur Somme m'a rappelé Honfleur, en Seine-Maritime, pour ceux qui connaissent cet autre joli port...



Nous avons mangé sur place et préféré une friterie, dite traditionnelle, à l'un des nombreux restaurants du port...grossière erreur ! Si vous allez à St Valéry, n'allez surtout pas manger dans cette friterie, vous y trouverez à peu près tout sauf de belles et bonnes frites du Nord. Je ne vous parle même pas des "fameuses" fricadelles...nous aurions dû passer notre chemin !




 
En continuant notre route vers le "Grand Nord" et en longeant la côte picarde, nous sommes passés par le village de Rue où une chapelle spectaculaire et un beffroi sont à découvrir.

 
Nous nous étions déjà arrêtés au Crotoy précédemment, c'est pourquoi nous n'avons pas renouvelé de halte. Mais cet arrêt est presque obligatoire, tant le Crotoy est renommé. Vous pouvez vous y arrêter pour aller manger une glace sur le port, c'est très agréable quand il fait beau.

 
Une route serpente le long de la côté jusqu'au Pas-de-Calais. C'est alors une enfilade de plages plus belles les unes que les autres; le sable est blanc et vous ne serez pas embêtés par la foule puisqu'elles s'étendent sur plusieurs kilomètres.

La plage de Ste Cécile et ses dunes par exemple :


© les bavardages de Juliette


© les bavardages de Juliette


© les bavardages de Juliette

avec le bonheur de laisser filer le temps...

video © les bavardages de Juliette



© les bavardages de Juliette

Enfin, nous avons poussé notre périple jusqu'au deux phares picards : le Cap Blanc Nez et le Cap Gris Nez. Tout comme à Etretat, vous pouvez tenter l'ascension de ces falaises face à l'Angleterre, mais gare à la montée ! Ca parait raide d'en bas ! Nous avons préféré pique-niquer au sommet du Blanc Nez, en profitant du beau panorama qu'il offre...

www.les2caps.fr

 Bel endroit pour un pique-nique, non ?!


En route pour la Picardie !